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L'état cherche des solutions
Les entreprises textiles en difficulté seront désormais davantage prises en compte. Leur cas sera étudié par un comité interministériel de suivi. Le comité tentera de trouver des solutions à leurs problèmes. Mais le gouvernement souhaite avant tout être mis au courant de ces difficultés avant que celles-ci n'aboutissent au dépôt de bilan. C'est ce qui ressort d'une première réunion de travail présidée hier par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Paul Bérenger. Étaient aussi présents les ministres de l'Industrie et du commerce international, Jayen Cuttaree, du Travail et des relations industrielles, Showkutally Soodhun, et de la Formation et de l'emploi, Sangeet Fowdar. Premier dossier "chaud" sur la table du comité : celui de Texel Knitwear mise en liquidation menaçant l'emploi de 1 100 salariés. "Nous avons étudié tous les cas de figure. Un repreneur potentiel s'est manifesté. Nous tentons de voir comment payer leur dû aux travailleurs", indique Jayen Cuttaree.
Le ministre de l'Industrie dit comprendre le traumatisme des employés de Texel Knitwear. Il y a un an, leurs emplois étaient menacés par la mise sous administration judiciaire de l'ex-Bonair Knitwear. Aujourd'hui, ils revivent la même expérience.
Jayen Cuttaree trouve toutefois "injuste" d'accuser le gouvernement d'inaction. Lorsque Bonair était en difficulté, rappelle-t-il, l'Etat n'a pas hésité à demander à la Banque de développement de racheter les bâtiments de l'usine pour les louer au repreneur, Texel. "Sans cette intervention de l'Etat, aucun investisseur n'aurait repris l'usine."
Outre le problème de Texel, le comité a passé en revue la situation générale dans la ZF, surtout dans le textile-habillement. "Nous voulons d'abord identifier les causes des difficultés des entreprises. Nous verrons ensuite dans quelle mesure nous pouvons les aider", poursuit Jayen Cuttaree. Le ministre déplore que les firmes ne fassent part de l'ampleur de leurs difficultés que lorsqu'il est trop tard. Le gouvernement sollicitera l'aide de la Mauritius Export Processing Zone Association pour contourner cette difficulté.
Le ministre estime que c'est la récession économique dans nos principaux marchés, aggravée par les séquelles des attentats du 11 septembre, qui ont causé une chute des ventes et affecté le secteur textile. Il observe que ce sont les usines engagées dans la maille qui connaissent le plus de difficultés, de par le caractère saisonnier de cette filière. Le comité se reunit à nouveau la semaine prochaine pour un suivi de la situation.
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