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Le dernier des charretiers
Deep Ganbeer, un habitant de Petit-Verger, rappelle le temps révolu où la charrette était utilisée pour transporter les cannes à sucre au moulin. Cet homme, d'une cinquantaine d'années, est le dernier des charretiers à faire le va-et-vient entre les champs de la région et la sucrerie Mon-Désert-Alma à Saint-Pierre.
Le visage ridé et bruni par le soleil, il jouit cependant d'une santé robuste. Il est habillé négligemment et porte un large chapeau pour se protéger du soleil et des bottes en caoutchouc. Deep est charretier depuis vingt-cinq ans. Il gagne sa vie en transportant du fumier aux champs des petits planteurs pendant l'entrecoupe et des chargements de cannes pendant la coupe. Il travaille aussi la terre pour nourrir sa famille tout comme l'ont fait ses grands-parents. "Dans saison la coupe presque tous les jours mo fer trois courses. Zot paye moi Rs 100 pour chaque course." Très à l'aise, marchant au rythme de son b?uf qu'il a surnommé Garçon, il quitte L'Agrément et se dirige vers Mon Désert-Alma pour livrer les cannes à sucre.
Deep exprime des regrets car après lui, c'est un métier qui va disparaître dans la région. Aucun de ses enfants ne lui emboîtera le pas.
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