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La France forme sept anesthésistes
Le personnel médical des hôpitaux s'est renforcé depuis quelques jours avec l'arrivée de sept nouveaux anesthésistes-réanimateurs. Ces derniers sont les premiers à bénéficier du Projet de formation en anesthésie-réanimation et médecine d'urgence (PARMU) qui figure au programme de coopération franco-mauricienne dans le domaine de la formation pour le secteur médical.
Les sept nouveaux spécialistes sont simultanément formés à Maurice et en France pendant quatre ans avant d'obtenir leur titre de spécialiste en anesthésie-réanimation.
La présentation des nouveaux spécialistes à la presse hier matin est l'occasion pour le ministre de la Santé, l'ambassadeur de France, et le Prof Beylot de Bordeaux II, de faire le bilan de cette coopération dans le domaine de la formation continue dans la santé.
Le Prof Beylot, considéré comme "l'architecte" du PARMU, rappelle que les premières initiatives de coopération datent de 1984, soit près de 20 ans déjà. "Quels que soient les hommes qui ont été en poste pendant ces 20 ans, il y a eu une continuité. "
Selon l'ambassadeur de France, Henri Vignal, cette coopération française aujourd'hui se concentre davantage sur la formation des hommes et particulièrement celle des élites. "La santé figure parmi les priorités et il y a encore des disciplines où la France peut apporter un plus pour une formation de haut niveau." Ashok Jugnauth, le ministre de la Santé, abonde dans la même sense. "Je souhaite que ces programmes soient étendus à d'autres spécialités. Des négociations sont en cours pour la formation en psychiatrie, en cardiologie et en chirurgie viscérale ainsi que pour la formation d'un deuxième groupe de médecins et infirmiers pour le SAMU. "
Il y a quelques années, Bordeaux II collabore dans le lancement du SAMU en assurant la formation de tout le personnel médical et paramédical. Actuellement l'université française apporte son concours pour d'autres projets, cours, notamment pour une formation spécialisée en médecine interne, en pédiatrie et en chirurgie orthopédique.
Il y a eu 17 demandes pour cette formation dont le cours a débuté en début d'année. En outre, sept étudiants de l'université de Maurice poursuivent en ce moment leur formation de deuxième cycle en médecine à Bordeaux II. Ils reviennent en novembre prochain afin de compléter leurs études.
Les bénéficiaires de ces cours de formation doivent toutefois impérativement rentrer au pays pour travailler, une fois le diplôme obtenu. Le prof Belot de Bordeaux II est catégorique : "Il est hors de question que nous formions les médecins mauriciens pour les garder. Nous ne voulons pas favoriser la fuite des cerveaux."
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