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L’Onu met en garde contre le risque de représailles en Syrie
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L’Onu met en garde contre le risque de représailles en Syrie
Le conseiller spécial de l’Onu pour la prévention du génocide a mis en garde jeudi contre le risque de représailles pesant sur les communautés minoritaires en Syrie où le conflit fait rage entre l’armée régulière et les rebelles depuis 21 mois.
“Je suis profondément préoccupé par le fait que des communautés entières risquent de payer le prix des crimes commis par le gouvernement syrien”, souligne Adama Dieng dans un communiqué.
La communauté alaouite du président syrien Bachar al Assad et d’autres minorités syriennes associées au régime et aux miliciens shabiha sont de plus en plus menacées par d’éventuelles représailles, indique-t-il.
“J’exhorte toutes les parties du conflit à se conformer aux lois humanitaires internationales et aux droits de l’homme qui interdisent de prendre pour cible des individus ou des groupes sur la base de leur identité religieuse ou ethnique tout comme les attaques contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités”, poursuit-il.
“J’appelle également tous les acteurs à condamner les discours de haine qui constitueraient une incitation à la violence contre des communautés sur la base de leur affiliation religieuse.”
Selon une enquête menée par l’Onu et publiée jeudi, la guerre en Syrie a pris un tour nettement communautaire, avec une opposition manifeste entre la minorité alaouite au pouvoir et la majorité sunnite.
Selon l’équipe menée par l’expert brésilien Paulo Pinheiro, la présence de plus en plus marquée de combattants étrangers contribue à aggraver les divisions et risque de provoquer un débordement dans les pays voisins du conflit entre l’armée régulière et les insurgés. (Louis Charbonneau, Marine Pennetier pour le service français)
(Source: Reuters)
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