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Trafic de cocaïne à Triolet
La connexion réunionnaise se précise après l’arrestation de Farhaaz Emrith
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Trafic de cocaïne à Triolet
La connexion réunionnaise se précise après l’arrestation de Farhaaz Emrith
Sheik Mohammad Azhar Soobhan et Nifaaz Ali Allymamod, de la VIPSU, ont été arrêtés en trafiquant environ Rs 5 millions de cocaïne.
L’enquête de l’ADSU de Rose-Belle sur un réseau présumé de trafic de cocaïne dans le Nord du pays continue de progresser.
Après Sheik Mohammad Azhar Soobhan, un habitant de Triolet, et le policier Nifaaz Ali Allymamod, de la VIPSU, affecté à une unité de protection rapprochée, les enquêteurs ont procédé jeudi à une troisième interpellation. Il s’agit de Farhaaz Emrith, un chauffeur de 34 ans, soupçonné d’avoir entretenu des contacts avec un certain «Alan», présenté comme un possible fournisseur réunionnais opérant entre Maurice et La Réunion.
Emrith a comparu devant le tribunal de Pamplemousses, hier. Les enquêteurs soupçonnent notamment le chauffeur d’avoir été en contact avec Alan et de lui avoir apporté une assistance logistique lors de ses passages à Maurice. Selon les éléments recueillis jusqu’à présent, Emrith aurait notamment été chargé d’effectuer certaines courses pour le Réunionnais, notamment des déplacements liés à ses sorties dans des discothèques lors de ses séjours à Maurice. Les enquêteurs cherchent désormais à établir si ces contacts relevaient uniquement d’une relation de service ou s’ils s’inscrivaient dans une organisation plus structurée autour du trafic de cocaïne.
Décrypter le réseau
Les renseignements recueillis indiquent que Alan effectuait régulièrement des allers-retours entre La Réunion et Maurice. Les policiers soupçonnent que ces déplacements sont liés à l’acheminement et à la distribution de cocaïne sur le territoire mauricien.
Les investigations visent à déterminer si Alan est un simple intermédiaire ou un maillon plus important d’une filière d’approvisionnement. L’analyse des téléphones portables saisis lors des différentes opérations constitue actuellement un élément central de l’enquête. Les messages, appels et autres données numériques pourraient permettre de retracer les liens entre les différents suspects et d’identifier les personnes impliquées dans la chaîne de distribution.
Les enquêteurs tentent également de déterminer la fréquence des contacts entre les suspects arrêtés à Maurice et ce présumé fournisseur basé à La Réunion. L’implication présumée d’un membre des forces de l’ordre a poussé les enquêteurs à approfondir leurs recherches afin de comprendre les différents niveaux d’intervention au sein de ce réseau.
Connecter les suspects
Avec l’arrestation de Farhaaz Emrith, l’ADSU de Rose-Belle cherche désormais à déterminer le rôle exact de chacun des protagonistes et à savoir si les suspects arrêtés jusqu’ici représentent uniquement des acteurs locaux ou s’ils font partie d’une organisation aux ramifications régionales.
Si la piste réunionnaise venait à être confirmée, une coopération judiciaire entre Maurice et La Réunion pourrait devenir essentielle afin d’identifier l’ensemble des personnes impliquées et de remonter jusqu’aux véritables fournisseurs.
Les prochaines étapes de l’enquête dépendront notamment de l’analyse des communications électroniques et des informations recueillies auprès des différents suspects. Pour les enquêteurs, l’objectif reste le même : déterminer comment la cocaïne aurait été introduite sur le marché mauricien et qui contrôle cette filière présumée reliant Maurice à La Réunion.
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