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Présidentielle américaine : débat vif et tendu entre Joe Biden et Paul Ryan

11 octobre 2012, 20:00

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Présidentielle américaine : débat vif et tendu entre Joe Biden et Paul Ryan

Contrairement au premier débat présidentiel, la joute verbale entre les candidats à la vice-présidence, Joe Biden et Paul Ryan, a été beaucoup plus disputée, avec le vice-président sortant, 69 ans, beaucoup plus offensif contre son jeune rival, tentant de convaincre les électeurs que l’administration sortante avait un plan pour les quatre prochaines années.

Sous la direction de la modératice de la Martha Raddatz, les deux candidats, parfois très secs dans leurs échanges, ont abordé l’économie, mais également beaucoup de thèmes de politique étrangère, de l’Afghanistan à l’Iran en passant par la Syrie.

Deux visions économiques. Très rapidement, Joe Biden et Paul Ryan ont marqué leurs différences sur les questions économiques. Le premier a rappelé que le duo démocrate avait hérité d’une situation économique catastrophique, et que le taux de chômage était actuellement sous les 8 % pour la première fois en quatre ans. Le deuxième a répondu que la politique de M. Obama a ralenti la sortie de crise, estimant que les Etats-Unis allaient « dans la mauvaise direction » et que « ce n’est pas à cela que ressemble une véritable reprise ».

Si Paul Ryan a obtenu les seuls rires de la soirée en moquant la réputation de gaffeur de son opposant – « Je dis toujours ce que je pense », a répondu un Biden un peu gêné – l’ensemble du débat a été sérieux, parfois tendu, avec des interruptions fréquentes d’un Joe Biden qui n’hésitait pas à rigoler doucement pendant les interventions de M. Ryan. Et quand le républicain a critiqué le plan de relance voté par Obama en 2009, Joe Biden s’est étonné qu’en tant qu’élu du Wisconsin, il en ait demandé une partie de l’aide pour ses constituants.

« Les classes moyennes paieront moins, et ceux qui payent plus d’un million de dollars seront un peu plus taxés », a promis Joe Biden, justifiant la fin des baisses d’impôts décidées sous Bush pour les hauts salaires, mais arguant qu’il faut garder celles pour les classes moyennes. Comme le président Obama l’a fait toute la semaine en meetings, il a critiqué les baisses d’impôts défendues par Mitt Romney, qui selon lui coûterait 5 000 milliards sur 10 ans. Ce point est contesté par le camp républicain, qui affirme que les baisses d’impôts de 20 % pour tous les foyers seront compensées par la suppression de niches fiscales. Les démocrates soulignent que M. Romney n’a jamais précisé auxquelles il mettrait fin pour ne pas creuser le déficit.

A la question de savoir comment il le fera, précisément, Paul Ryan n’a pas dévoilé les niches qu’il comptait supprimer, citant Ronald Reagan pour assurer qu’il travaillera avec l’opposition pour faire marcher ce projet qui, selon lui, est mathématiquement possible. « J’étais là quand Reagan proposait de baisser les impôts, lui avait des détails », a rétorqué Joe Biden, faisant jouer son expérience.

(Source: © Le Monde)


 

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