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Trafic de Subutex : Cindy Legallant accuse Sada Curpen dans un affidavit
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Trafic de Subutex : Cindy Legallant accuse Sada Curpen dans un affidavit
La passeuse des Rs 23 millions de Subutex a dans un affidavit rédigé par Me Tevarajen Ponambalum affirmé que Sada Curpen actuellement en prison est celui qui lui avait demander de transporter de la drogue de Paris à Maurice en 2008. 
Après avoir dénoncé Sada Curpen une première fois, juré un affidavit pour affirmer le contraire un mois plus tard, consigné une déposition pour démentir ce document une semaine après et gardé le silence au procès de celui-ci en février 2010, Cindy Legallant l’implique de nouveau dans l’importation des Rs 23 millions de Subutex qu’elle a importé de Paris le 23 juillet 2008.
Hier, jeudi 21 avril, la nutritionniste de 34 ans a juré un affidavit en Cour suprême pour affirmer que le commanditaire de ce stock de Subutex est bel et bien Sada Curpen. Elle affirme être revenue à des meilleurs sentiments après s’être rendue compte que l’Etat fait tout son possible pour venir à bout de l’importation de ce substitut à l’héroïne.
En détention préventive à la Prison Centrale, à Beau-Bassin, Cindy Legallant explique être désormais en mesure dire toute la vérité, la sécurité de son fils n’étant plus en jeu.
Dans l’affidavit rédigé par l’avoué Tevarajen Ponambalum, elle avance avoir été tentée de faire la mule pour Sada Curpen en 2008 pour des raisons financières. Bien que consciente des risques, elle explique avoir accepté ce contrat contre paiement d’une grosse somme d’argent.
Cindy Legallant fait ressortir avoir été approché par un dénommé Curtis Villas qui l’a mis en contact avec le « Boss », c’est-à-dire Sada Curpen. La rencontre entre elle et Curpen a eu lieu sur l’aire de stationnement de l’hypermarché Jumbo, à Riche-Terre.
Après un interrogatoire en règle, déclare la nutritionniste qui envisageait de se jeter dans l’arène politique en faisant du social dans la région de Roche-Bois, le jeune homme lui a demandé de récupérer un colis de France. Son ticket et sa note d’hôtel ont été réglés et Sada Curpen a pris contact avec elle.
C’est ainsi, dit-elle, qu’il lui a donné le numéro d’une personne qu’elle a appelé afin qu’elle vienne lui remettre un colis à l’aéroport le jour de son départ. Mais à sa descente d’avion, à Plaisance, elle a été interceptée par la police.
La brigade anti-drogue a aussitôt montée une opération de livraison contrôlée sur le lieu de livraison : l’aire de stationnement de l’hypermarché Jumbo. Bernard Joly est venu au rendez-vous et est tombé dans les filets de l’équipe de l’adjoint au commissaire de police Rampersad Sooroojebally.
La justice ayant rayé les accusations contre Sada Curpen, Cindy Legallant a été immédiatement arrêtée en envoyée en détention pour fausse déclaration. Ce qui ne l’a pas empêché de prendre contact avec les proches de Sada Curpen pour tenter de leur soutirer de l’argent comme révélé par lexpress.mu le samedi 23 octobre 2010.
La brigade anti-drogue explique que cette affaire n’est plus de son ressort, la balle étant dans le camp du Directeur des poursuites publiques (DPP). Ce dernier devra réclamer l’ouverture du procès contre Sada Curpen, déjà jugé pour possession de Rs 3,5 millions de Subutex, et qui est actuellement sous le coup d’une enquête préliminaire après le meurtre de Denis Fine, autre maillon du trafic de Subutex entre Paris et Plaisance tué d’une balle à la tête, à Pamplempousses au début de l’année dernière.
Condamnée à 40 mois de prison pour l’importation de Rs 23 millions de Subutex, Cindy Legallant a fait appel et a tenté de négocier avec le DPP pour retrouver la liberté après avoir témoigné contre Sada Curpen. Au vu de ses retournements de veste, elle fera un piètre témoin à charge selon l’entourage de Sada Curpen. 
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