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Questions à…

Jimmy Veerapin : «Ziska zordi pa pe kapav donn nou enn stad pou fer enn festival»

24 novembre 2025, 18:00

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Jimmy Veerapin : «Ziska zordi pa pe kapav donn nou enn stad pou fer enn festival»

Jimmy Veerapin, producteur, directeur de Culture Events

One Live Muzik Festival revient alors que l’écosystème de l’organisation de concerts n’a pas changé. Dans quelles conditions opérez-vous ?

Après un an (NdlR, depuis l’installation au pouvoir de l’Alliance du changement), nou ankor parey. C’est le statu quo. One Live est un festival de world music international. J’aurais aimé qu’il attire plus de gens. Avec le line up que nous proposons, si ces artistes avaient la possibilité de se produire dans un stade, sa ti pou mari serye. Cela aurait été vraiment bien de rassembler 4 000 à 5 000 personnes. Malheureusement, nous nous retrouvons encore une fois à la rue du Vieux Conseil, qui a une capacité restreinte. Et nous devons nous limiter en termes d’artistes pour des questions de rentabilité. Mais bon, au moins on arrive à faire exister le festival.

En 2018, le groupe de reggae français Danakil s’était produit au stade Anjalay-Coopen. Pourquoi est-ce qu’en 2025, vous n’avez pas souhaité retourner dans ce stade ?

Au lieu de nous donner accès à un stade, nous n’avons accès qu’à un parking. Fer konser dan enn parking, li pa korek. Il aurait fallu une pelouse. Nous accueillons du public, cela signifie qu’il faut recevoir les gens dans de bonnes conditions. Pa zis met zot lor enn koltar. Ziska zordi pa pe kapav donn nou enn stad pou fer enn festival.

Pour les permis, quand je travaille à la rue du Vieux Conseil, je suis les mêmes formalités que pour un stade. J’ai une clean sheet. Quand j’organise un concert c’est dans le respect des voisins du Café du Vieux Conseil, dans le respect de tous ceux qui fréquentent Port-Louis. C’est aussi pour cela que j’obtiens toutes les autorisations nécessaires.

Vous êtes toujours aussi impatient de voir se matérialiser le «cultural desk» promis par les autorités ?
Pa pou egziste sa. C’était des paroles prononcées à la veille des élections (NdlR, c’est dans le discours-programme pour cinq ans ) . Plusieurs artistes ont milité pour cela. Certains d’entre eux travaillent maintenant avec le gouvernement. Ils obtiennent des contrats. On ne les entend plus sur ce sujet, alors qu’après un an rien n’a changé.

Il y aura bientôt une nouvelle édition du Festival International Kreol. Cette manifestation comprend en général un concert qui dure toute la nuit. Quand je fais une demande pour des autorisations pour un concert d’une nuit, je ne les obtiens pas. Me zot, zot kapav gagne. C’est de la mauvaise gestion. Pourquoi y a-t-il deux poids, deux mesures au détriment des organisateurs ?

Vous confirmez avoir fait des demandes pour des concerts d’une nuit ?

Oui, mais sans obtenir les permis. Aucun organisateur n’obtient le permis pour un concert d’une nuit. Les autorités, si elles sont responsables, doivent donner l’exemple.

Un coup d’œil à l’affiche du One Live Muzik Festival montre qu’il n’y a presque pas de sponsors. Expliquez-nous la situation.

Notre plus gros sponsor, c’est le public qui paie sa place. Je suis très content pour les autres festivals qui sont soutenus par plusieurs entreprises du secteur privé. J’envoie des demandes à ces mêmes sponsors, mais zéro soutien. Korek sa, mo sponsor mo mem. Je ne dépends que de mes efforts.

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