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Economic Development Board

Promouvoir l’entrepreneuriat féminin sur les marchés africains en expansion

10 juillet 2026, 18:00

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Promouvoir l’entrepreneuriat féminin sur les marchés africains en expansion

■ Les participants à cet atelier ont souligné la nécessité de soutenir les capacités des entrepreneuses à exporter sur le marché africain. Photos: GIS.

Un atelier sur le thème Exploiter les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine pour les entreprises dirigées par des femmes sur les marchés africains a été organisé le mercredi 8 juillet à Port-Louis par l’Economic Development Board (EDB), en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement. À cette occasion, le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et du commerce international, Ritesh Ramful, a déclaré que, pour tirer pleinement parti des avantages de la ZLECAf, «il est essentiel de lever les obstacles auxquels les femmes sont confrontées, notamment l’accès limité au financement et à l’information sur les marchés».

La ZLECAf, créée en janvier 2021, a élargi son champ d’application, initialement centré sur les biens et les services, pour inclure l’investissement, les droits de propriété intellectuelle, la politique de concurrence, le commerce numérique et, plus particulièrement, la participation des femmes et des jeunes au commerce. Elle introduit notamment un Protocole relatif aux femmes et aux jeunes dans le commerce, ce qui en fait le premier accord commercial doté d’un cadre juridique spécifique pour ces groupes.

«Cet atelier n’est pas un simple atelier ; c’est une déclaration d’intention. Une volonté pour Maurice de renforcer les capacités de ses entrepreneuses à exporter sur le marché africain», a déclaré le ministre Ramful dans son discours. Il a souligné l’engagement de Maurice en faveur de l’intégration régionale et son soutien aux objectifs de la ZLECAf, tout en reconnaissant les défis posés par le contexte commercial mondial actuel. Il a identifié la jeunesse africaine comme un atout majeur, mais aussi comme un défi, nécessitant des investissements stratégiques et des initiatives de production pour transformer l’Afrique, d’un simple marché en une véritable puissance manufacturière.

Selon le ministre Ramful, sans politique d’investissement stratégique et sans effort concerté en faveur de la production, l’Afrique restera un «marché pour les autres, au lieu de devenir une véritable puissance manufacturière». «La ZLECAf se présente non seulement comme un accord commercial, mais aussi comme l’instrument le plus important dont dispose notre continent pour s’adapter aux mutations mondiales et tracer une nouvelle voie de développement. Cet accord incarne une vision audacieuse d’une Afrique unie et prospère – un marché de 3 400 milliards de dollars que nous ne pouvons pas nous permettre de manquer. C’est une nécessité stratégique qui permettra à l’Afrique de préserver sa valeur, de bâtir des chaînes d’approvisionnement résilientes et de réduire sa dépendance aux exportations de matières premières», a-t-il affirmé.

Évoquant le budget 2026- 2027, le ministre a cité des «mesures transformatrices» qui, selon lui, marqueront une nouvelle ère pour les femmes dans le monde des affaires. Parmi les mesures annoncées :

Les Mauriciennes n’auront plus besoin du consentement ni de la signature de leur conjoint pour contracter un prêt bancaire. Cette mesure historique reconnaît enfin aux femmes leur pleine autonomie en matière de décisions économiques.

Une enveloppe de Rs 5 millions est allouée à la création d’un incubateur dédié aux femmes dans le cadre du programme Petites et moyennes entreprises et à la mise en place du programme She-Invents afin de promouvoir les femmes dans la recherche et l’innovation.

Sanjay Bhunjun, président de l’EDB, a insisté sur la nécessité d’obtenir des résultats concrets à l’exportation, remettant en question les efforts précédents en matière d’inclusion, de réduction des formalités administratives et de mise en relation avec les acheteurs. Il a reconnu les insuffisances constatées jusqu’à présent et a recentré l’attention sur la clarté lors de cet atelier, le présentant comme un événement pratique et axé sur l’exécution plutôt que comme une tribune oratoire.

Il a ajouté que Maurice est une petite île, «mais nous n’avons jamais manqué d’idées. Nous avons bâti des industries à partir de rien. Aujourd’hui, on nous demande de recommencer, des TIC à l’intelligence artificielle et à la robotique, de la santé à la recherche et de l’éducation à l’industrie du savoir. Et je crois, profondément, fermement et sans hésitation, que nos femmes entrepreneures seront celles qui mèneront cette aventure.»

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