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AGOA
Washington propose une extension jusqu’en 2028, Maurice respire
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Washington propose une extension jusqu’en 2028, Maurice respire
Jason Smith, député du Missouri.
L’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA) est sur le point de bénéficier d’une extension significative avec l’introduction de la Loi d’extension de l’AGOA par le représentant Jason Smith du Missouri. Cette proposition législative vise à prolonger la date d’expiration du programme, fixé au 30 septembre 2025, jusqu’au 31 décembre 2028. Cette extension est cruciale car elle vise à préserver l’accès en franchise de droits pour de nombreuses exportations africaines vers le marché américain, un élément clé pour renforcer les liens économiques entre les États-Unis et les pays africains éligibles.
Un des aspects majeurs de la Loi d’extension de l’AGOA est sa disposition concernant les règles essentielles pour le secteur de l’habillement. Le projet de loi propose d’étendre les règles régionales sur les textiles et tissus des pays tiers jusqu’en 2028, qui sont essentielles pour de nombreux pays africains dépendant des exportations textiles. À mesure que le projet de loi progresse dans le processus législatif, son succès dépendra des négociations entre les partisans d’un renouvellement à long terme et ceux réclamant des réformes plus larges des programmes de préférences commerciales des États-Unis.
Au niveau de Maurice, le ministre des Affaires étrangères, Ritish Ramful, souligne qu’il s’agit d’un développement positif et d’un «ouf de soulagement» après la décision du gouvernement américain d’introduire ce projet de loi. «Enfin, nous voyons quelque chose de concret qui est en train de se produire. Le Ways and Means Committee, qui examine toutes les lois avant qu’elles ne soient présentées au Congrès, a décidé d’examiner le projet de loi sur l’AGOA. Dans la proposition, le gouvernement américain préconise un renouvellement d’au moins trois ans. Je pense que c’est raisonnable pour les exportateurs, en particulier ceux des produits textiles.»
Ritish Ramful explique également que c’est seulement un premier pas pour le moment. «Au sein du Ways and Means Committee, les démocrates et les républicains vont discuter du projet de loi pour l’extension de l’AGOA et voir si des amendements seront apportés. Il est essentiel, à ce stade, que des lobbies soient menés par les secteurs privés à travers leurs lobbyistes et conseillers qui se trouvent en Amérique. De plus, le gouvernement aura un rôle à jouer. Je vais écrire une lettre destinée au président du Ways and Means Committee pour lui demander de considérer ce projet de loi favorablement et de l’inscrire à l’agenda du Congrès.» Il ajoute que le Premier ministre a participé virtuellement, hier, à une réunion à Washington, avec un comité qui plaide pour le renouvellement de l’AGOA en collaboration avec des ambassadeurs. «Tout semble s’orienter dans la bonne direction, et nous espérons très rapidement que les Américains parviendront à un accord et que cette loi sera d’application.»
Au niveau du ministère de l’Industrie, Aadil Ameer Meea souligne que «c’est la première fois, depuis l’expiration de l’AGOA, que des développements concrets nous parviennent. Nous en prenons note avec intérêt. Bien qu’il ne s’agisse, pour l’heure, que d’une proposition législative, ce signal démontre toutefois que le partenariat économique entre les États-Unis et l’Afrique demeure une priorité stratégique pour de nombreux décideurs américains. Pour Maurice, une éventuelle prolongation offrirait une visibilité accrue à nos exportateurs, en particulier dans le textile et l’habillement, secteurs qui dépendent fortement de cet accès préférentiel. Elle permettrait à nos entreprises de consolider leurs marchés, d’investir dans la modernisation de leurs capacités et de préserver des milliers d’emplois locaux. Nous restons toutefois prudents, car aucune décision officielle n’a encore été adoptée. C’est pourquoi nous poursuivons, en parallèle, nos démarches diplomatiques et nos échanges bilatéraux avec les autorités américaines afin de garantir – avec ou sans l’AGOA – un cadre commercial stable, durable et prévisible pour nos industries. Nous continuerons à suivre la situation de près et à accompagner nos opérateurs pour qu’ils puissent, le moment venu, tirer pleinement avantage de toute évolution positive.»
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