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Port-Louis

Violente agression subie par un collégien de 13 ans : «On ne comprend pas pourquoi ils ont fait ça»

8 février 2026, 06:00

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Violente agression subie par un collégien de 13 ans : «On ne comprend pas pourquoi ils ont fait ça»

■ La violence chez les jeunes inquiète.

Un élève de Grade 8, âgé de 13 ans, a été victime d’une agression vendredi, vers 15 h 15, à Port-Louis, à proximité de l’Immigration Square, non loin de l’arrêt d’autobus pour Baie-du-Tombeau. L’adolescent, qui rentrait de l’école, était seul lorsqu’il a été pris à partie par plusieurs jeunes.

Selon les premiers éléments recueillis, le mineur attendait son grand frère. «Mon fils venait juste de descendre du bus scolaire. Il patientait, car il avait des choses à acheter et attendait que son frère arrive pour l’accompagner», raconte sa mère, encore sous le choc.

C’est à ce moment que trois individus se seraient approchés de lui. L’un d’eux, que la victime n’a pas pu identifier, lui aurait immobilisé les bras en les maintenant derrière le dos. Un autre, âgé de 14 ans, résidant à Roche-Bois et scolarisé dans le même établissement que la victime, lui aurait alors asséné deux coups de poing au visage.

Blessé au nez et à l’œil gauche, le collégien a obtenu de l’aide de passants, témoins de la scène. «Des personnes présentes l’ont aidé à se laver le visage», précise la mère. Les agresseurs, eux, auraient pris la fuite immédiatement après le tabassage. Toujours selon la mère, un des assaillants fréquenterait le même collège que son fils et aurait déjà eu des échanges avec lui dans l’enceinte scolaire. Les deux autres suspects sembleraient être plus âgés. «Ils ne portaient pas d’uniforme scolaire. On dirait qu’ils ont environ 17 ou 18 ans. Peut-être qu’ils ne vont plus à l’école. On ne comprend pas pourquoi ils ont fait ça», confie-t-elle.

La famille a décidé de porter plainte, et le mineur veut être examiné par un médecin afin de documenter ses blessures. La Brigade pour la protection des mineurs, ainsi que d’autres unités policières concernées, ont été saisies de l’affaire. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances exactes de l’agression et identifier tous les responsables. «La police m’a appelée et je vois qu’ils font leur travail», a déclaré la mère.

Au-delà des blessures physiques, l’impact psychologique est également préoccupant. «Mon fils est choqué. Il ne s’attendait pas à ce que cela lui arrive», poursuit la mère, inquiète du bien-être de son enfant.

Contacté, le ministère de l’Éducation a fermement réagi : «Nous condamnons cet acte d’agression. Le ministère sera en contact avec les parents. Si l’enfant a besoin d’un soutien psychologique, nous mettrons un psychologue à leur disposition», a indiqué un représentant.

Ce nouvel incident relance les inquiétudes concernant la sécurité des élèves aux abords des établissements scolaires et dans les espaces publics fréquentés par les jeunes après les heures de classe. De nombreux parents plaident pour un renforcement de la vigilance et des mesures de prévention afin d’éviter que de tels actes ne se reproduisent.

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