Publicité

Situation sanitaire

Vigilance accrue face à plusieurs maladies en circulation

23 avril 2026, 09:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Vigilance accrue face à plusieurs maladies en circulation

La situation sanitaire actuelle dans l’île appelle à la vigilance, sans pour autant susciter une inquiétude excessive. Plusieurs maladies en circulation, dont le Mpox (variole du singe), la leptospirose et le chikungunya, font actuellement l’objet d’un suivi rigoureux par les autorités de santé. Derrière les chiffres, ce sont aussi des vies, des familles et des parcours de soins, qui rappellent l’importance de la prévention.

Mpox : deux cas importés sous contrôle

Deux cas de Mpox ou variole du singe ont été confirmés. Les deux hommes porteurs de ce virus ont récemment voyagé à Madagascar, où plus de 485 cas ont été rapportés. L’un des malades est un Mauricien de 46 ans; l’autre, un ressortissant comorien de 31 ans. Ce dernier s’était enfui de l’hôpital après avoir été identifié comme cas suspect. Recherché, il a été retrouvé par la police puis admis à l’hôpital de Souillac. Ces deux malades sont actuellement pris en charge dans cet établissement. Ils ont été isolés et leur état de santé est jugé stable. Les autorités sanitaires précisent qu’il s’agit de cas importés, qui sont rigoureusement suivis afin de prévenir toute propagation locale.

Leptospirose : une maladie discrète mais grave

La leptospirose est toujours active. Un nouveau cas positif a été enregistré mardi, à l’hôpital Victoria, à Candos. Ils’agit d’une femme. Mais au-delà des cas actifs, actuellement au nombre de16, c’est le bilan humain qui interpelle.

Un quatrième décès lié à cette maladie a été confirmé depuis le début de l’année. Il s’agit d’un homme de 63 ans, habitant Roche-Bois. Admis le 14 avril à l’hôpital Dr A.G.Jeetoo dans un état critique, il avait été placé à l’unité des soins intensifs en raison de complications sévères. Il est décédé mardi.

Ces situations rappellent que la leptospirose peut évoluer rapidement vers des formes graves si elle n’est pas prise en charge à temps.

Chikungunya : Une progression marquée

À mardi, 48 nouveaux cas de chikungunya étaient recensés, portant le total à 1522 infections depuis le début de l’année, et 82 cas sont considérés actifs.

Si certains habitants de régions comme Rose-Hill commencent à constater une légère amélioration, l’épidémie semble désormais se déplacer. Les zones de Quatre-Bornes, notamment Bassin, La-Louise et Palma, enregistrent une hausse notable de contaminations. D’autres régions, comme La-Caverne, Vacoas, Résidences La-Cure ou encore Tyack, à Rivière-des-Anguilles, sont également concernées.

Interrogé sur cette évolution, le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, souligne l’importance de la responsabilité individuelle. «Nous demandons à chaque personne de faire preuve de responsabilité. Si elle est infectée au chikungunya et qu’un certificat médical lui a été délivré, elle doit rester chez elle. Une personne infectée est contagieuse pendant cinq à sept jours. Si elle est piquée par un moustique durant cette période, l’insecte peut ensuite transmettre la maladie à d’autres personnes», rappelle-t-il.

Une mobilisation collective essentielle

Face à cette situation, les autorités sanitaires lancent un appel à la responsabilité collective. Des gestes simples peuvent faire toute la différence: éliminer les eaux stagnantes, utiliser des répulsifs, porter des vêtements couvrants et entretenir régulièrement les espaces extérieurs.

Au-delà des chiffres et des statistiques, cette situation sanitaire souligne que la santé publique repose aussi sur les actions de chacun. Rester informé, adopter les bons réflexes et faire preuve de solidarité sont autant de moyens de protéger non seulement sa propre santé, mais aussi celle des autres. Dans ce contexte, le mot d’ordre reste inchangé : vigilance, sans panique.

Publicité