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Célébration
UPSEE : un demi-siècle au service des employés de l’enseignement privé
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Célébration
UPSEE : un demi-siècle au service des employés de l’enseignement privé
L’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) a été fondée le 16 juin 1976.
Cinquante ans de luttes, de négociations et d’engagement en faveur des employés du secteur de l’éducation privée. L’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) a célébré, ce 16 juin, son jubilé d’or. Une étape symbolique pour cette organisation syndicale qui, depuis sa création en 1976, n’a cessé de militer pour l’amélioration des conditions de travail du personnel enseignant et non enseignant des établissements secondaires privés.
À ses débuts, le syndicat portait le nom d’Union of Private Secondary Education Teachers (UPSET). En avril 1979, il adopte l’appellation actuelle, une décision qui reflète sa volonté d’élargir sa mission afin d’inclure, au-delà des enseignants, l’ensemble des employés du secteur, notamment le personnel administratif et de soutien.
Aujourd’hui, l’organisation revendique plus de 4 500 membres à Maurice, Rodrigues et Agaléga. Au fil des décennies, elle s’est imposée comme l’une des principales voix des employés du secteur de l’enseignement privé, intervenant régulièrement sur les questions liées aux salaires, aux conditions de service, à la sécurité de l’emploi et au bien-être des travailleurs.
Depuis un demi-siècle, l’UPSEE a également accompagné les nombreuses mutations du système éducatif mauricien. Plusieurs avancées ont été obtenues grâce aux négociations collectives et au dialogue social avec les différentes parties concernées.
Pour le président de l’UPSEE, Arvind Bhojun, certaines batailles ont été particulièrement difficiles, mais ont permis d’obtenir des résultats durables. Il considère notamment comme l’une des plus importantes réussites du syndicat les accords conclus avec le ministère de l’Éducation en 2000 et en 2008, qui ont conduit à la création de la Mauritius Educational Development Company Ltd (MEDCO). «Des centaines de familles peuvent aujourd’hui continuer à vivre grâce à cet accord. Sans cela, elles se seraient retrouvées sans emploi», soutient-il.
Ces accords prévoyaient notamment le redéploiement du personnel devenu surnuméraire dans les collèges privés vers des organismes gouvernementaux et parapublics, y compris la MEDCO, dans des postes adaptés et à des conditions jugées non moins favorables. L’accord du 24 avril 2008 réaffirmait d’ailleurs l’engagement du ministère de l’Éducation à faire tout ce qui était en son pouvoir pour assurer ce redéploiement, dans la continuité des accords précédents de 1983 et de 2000.
Selon Arvind Bhojun, cette mesure a permis d’assurer une continuité tant sur le plan académique que professionnel, aussi bien pour le personnel que pour les élèves.
Le président de l’UPSEE rappelle également qu’en 2008, alors que Dharam Gokhool était ministre de l’Éducation, certaines discussions avaient suscité des inquiétudes quant à la pérennité du mécanisme de redéploiement. «Nous avons manifesté et, à la suite de cela, nous avons consolidé cet accord», explique-t-il, tout en saluant les contributions de ceux qui ont œuvré à son maintien.
La gestion de MEDCO
Si l’UPSEE considère la création de la MEDCO comme une réussite, Arvind Bhojun estime néanmoins que le syndicat devrait être représenté au sein du conseil d’administration de l’organisme. Selon lui, l’absence d’un représentant des travailleurs issus de l’UPSEE est regrettable, alors même que le syndicat a participé à la création de la structure aux côtés du ministère de l’Éducation.
Le président de l’organisation se dit également préoccupé par certains aspects de la gestion actuelle de la MEDCO. Il souligne qu’alors que 13 collèges étaient initialement placés sous son égide, seuls deux établissements subsistent aujourd’hui : l’un à Maurice et l’autre à Agaléga.
Il affirme également que plusieurs postes de responsabilité n’ont pas été pourvus de manière permanente depuis plusieurs années et plaide pour que les nominations soient effectuées sur la base des compétences requises.
La PSEA, nouveau cheval de bataille
Alors que l’UPSEE souffle ses 50 bougies, de nouveaux dossiers occupent déjà l’agenda syndical. Parmi eux figure la gestion de la Private Secondary Education Authority (PSEA).
Arvind Bhojun évoque plusieurs préoccupations touchant les établissements secondaires privés, notamment les questions disciplinaires, les problèmes liés à la drogue, les infrastructures, ainsi que certaines disparités entre les collèges privés et les établissements publics concernant les postes de Head of Department et le personnel non enseignant.
Le président de l’UPSEE estime qu’il existe des différences de traitement qui méritent d’être revues. Il plaide notamment pour une harmonisation des conditions applicables aux res- ponsables de département dans les collèges privés avec celles en vigueur dans les établissements publics.
Il soutient également que la charge de travail supplémentaire assumée par ces responsables doit être reconnue de manière adéquate. Plus largement, il considère que le ministère de l’Éducation pourrait assurer directement certaines fonctions actuellement dévolues à la PSEA.
Malgré les défis, l’UPSEE entend poursuivre sa mission dans un contexte marqué par les mutations technologiques et l’évolution du monde éducatif. Le syndicat souhaite notamment moderniser ses outils de communication. «Nous disposons d’un nouveau site internet qui se veut très dynamique. L’intelligence artificielle y est intégrée. Nous voulons démontrer que nous avançons avec notre temps», affirme Arvind Bhojun.
Après 50 années d’existence, l’UPSEE demeure ainsi fidèle à sa vocation première : défendre les intérêts de ses membres et contribuer au développement d’un système éducatif fondé sur le respect, la justice et la dignité au travail. Un héritage qu’elle entend perpétuer à l’heure où de nouveaux enjeux se dessinent pour l’enseignement privé mauricien.
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