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L’Espérance-Piton

Une femme meurt dans l’incendie de son domicile

25 octobre 2025, 12:00

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Une femme meurt dans l’incendie de son domicile

■ Urmeela Rajnath, 43 ans, a perdu la vie dans l’incendie de sa maison à L’Espérance-Piton.

Le calme habituel de L’Espérance-Piton a été brisé, samedi 18 octobre, par une scène de désolation et d’impuissance. En fin d’après-midi, une épaisse fumée noire s’échappait de la maison de la famille Rajnath, située le long de la route principale, alors que bon nombre d’habitants s’adonnaient à la préparation de Divali. À l’étage, Urmeela Rajnath, 43 ans, vivait avec sa mère. Quelques instants ont suffi pour que les flammes ravagent tout. Quand les secours sont arrivés, il était déjà trop tard.

Alertée, la police de Piton a débarqué sur les lieux. Sur place, les policiers ont découvert un incendie violent dans le salon du premier étage. Les pompiers du Mauritius Fire and Rescue Service sont rapidement intervenus pour maîtriser le feu. Mais derrière la fumée, la découverte fut tragique : le corps d’Urmeela Rajnath, totalement calciné, gisait au sol.

Une équipe du SAMU, dépêchée sur place, a constaté le décès à 18 h. Le corps a ensuite été transféré à la morgue de l’hôpital SSRN, Pamplemousses, pour autopsie. La cause du décès a été attribuée à un œdème pulmonaire, conséquence de l’incendie.

Les dégâts matériels sont considérables. Le salon du premier étage a été complètement détruit : une télévision, deux enceintes, deux canapés, deux chaises et une table ont été réduits en cendres. Les murs et le plafond ont été noircis par la fumée. Aucune trace suspecte n’a été relevée sur les lieux et la police ne privilégie pas, pour l’heure, la thèse d’un acte criminel.

Le frère de la victime, Yogesh Kumar Rajnath, a donné sa version des faits à la police. Selon sa déposition, il se trouvait au rez-de-chaussée, en train d’effectuer des travaux de maintenance, lorsqu’il a été alerté par des voisins. «Mo pa ti tann nanie. Se voizin ki inn dir mwa lafime pe sorti dan lakaz». «Linn rantre pou sap li, me ti fini tro tar. Partou ti fini brile», confie une proche de la famille, visiblement effondrée.

Urmeela, séparée de son époux depuis 2023, traversait des jours difficiles. La victime avait connu une période de dépression qui l’avait lentement engloutie, avant qu’elle ne trouve la force de remonter à la surface. Ces dernières semaines, confient des proches, elle paraissait plus apaisée. Elle reprenait goût aux petites choses du quotidien, retrouvait un sourire timide ; une lumière d’espoir.

Selon son entourage, cette rupture l’avait profondément marquée. Elle avait sombré dans la dépression et s’était isolée, trouvant parfois refuge dans l’alcool. «Ti enn madam bien dous, bien zanti. Li ti perdi so moral, me depi kelke mwa, li ti pe repran», glisse une voisine qui la connaissait depuis l’enfance. Ces derniers temps, Urmeela semblait justement aller mieux. Elle avait repris certaines habitudes simples: passer du temps avec sa mère, ranger la maison, parler un peu plus aux voisins. Elle voulait, disait-elle, «remonter la pente».

Mais le destin en a décidé autrement. Ce jour-là, sa mère, hospitalisée, n’était pas à la maison. À l’annonce du drame, elle s’est effondrée.

Les funérailles ont eu lieu dimanche, dans une atmosphère lourde de douleur et d’incompréhension.

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