Publicité
Supervision des examens
Un blocage qui inquiète les syndicats
Par
Partager cet article
Supervision des examens
Un blocage qui inquiète les syndicats
Photo d'illustration.
À l’approche du second semestre, les collégiens des Grades 9, 11 et 13 entrent dans une phase décisive de leur parcours académique : celle des examens. Mais derrière cette étape clé, un problème récurrent refait surface : la disponibilité des surveillants. Plusieurs enseignants affirment ne pas avoir obtenu l’autorisation de leurs recteurs pour participer à la supervision des épreuves, une situation qui inquiète le corps syndical. Celui-ci en appelle à l’intervention du ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, afin de trouver une solution rapide et durable.
La question n’est pas nouvelle. Elle avait déjà été soulevée en décembre dernier lors de la proclamation des résultats du National Certificate of Education (NCE), lorsque le Mauritius Examinations Syndicate (MES) avait été interpellé face au mécontentement de certains recteurs. En cause : le recours à des enseignants du secondaire pour surveiller les examens alors que les cours se poursuivaient.
Pour apaiser les tensions, le MES avait évoqué la possibilité de décaler le début des examens à la mi-octobre cette année. Du côté des syndicats, on estime toutefois que la situation n’aurait pas dû prendre une telle ampleur. Selon l’un d’eux, des consignes auraient été données dans certains collèges, publics comme privés, pour limiter la participation des enseignants à cet exercice.
Les syndicats rappellent que les enseignants sont les mieux placés pour assurer la surveillance et la correction des examens, notamment pour le NCE. Ils soutiennent également qu’en fin d’année, les élèves étant en période de révision, l’impact de l’absence temporaire des enseignants en classe reste limité.
Arvind Bhojun, président de l’Union of Private Secondary Education Employees, souligne que le manque de surveillants pourrait pénaliser les candidats si le MES ne parvient pas à mobiliser suffisamment de personnel qualifié. Selon lui, cette contribution s’inscrit dans l’intérêt global des élèves, au-delà des établissements d’origine. Autre point soulevé : l’allocation perçue pour ces tâches. Certains syndicats estiment que des restrictions injustifiées pourraient priver les enseignants d’un complément de revenus légitime, sans bénéfice réel pour les élèves.
Allant plus loin, Arvind Bhojun plaide pour un encadrement plus strict afin d’éviter ce type de situation à l’avenir. «Je pense qu’il doit y avoir une loi sévère, qui empêche les managers et les recteurs d’agir de mauvaise foi et contre l’intérêt des enfants. Il ne faut pas oublier que notre rôle n’est pas uniquement d’éduquer, mais aussi d’évaluer les élèves correctement», affirme-t-il.
Face à cette situation, les représentants syndicaux demandent l’ouverture d’un dialogue avec le ministère. Ils plaident pour un cadre plus clair conciliant les impératifs pédagogiques et le bon déroulement des examens nationaux, tout en préservant l’intérêt des élèves.
Publicité
Publicité
Les plus récents