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À quelques jours du sommet d'Ankara
Trump accuse l'OTAN de profiter des États-Unis
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À quelques jours du sommet d'Ankara
Trump accuse l'OTAN de profiter des États-Unis
Le président américain, Donald Trump, a de nouveau critiqué le jeudi 2 juillet l'engagement financier des États-Unis envers l'Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qualifiant de «ridicule» le maintien d'une relation qu'il juge «unilatérale». Cette sortie intervient à moins d'une semaine du sommet de l'OTAN prévu à Ankara, en Turquie, les 7 et 8 juillet.
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a écrit : «Ils n'étaient pas là pour nous!!!», estimant que la relation entre son pays et les membres de l'Alliance n'est «pas réciproque». Son message était accompagné d'un graphique comparant les dépenses militaires des différents pays de l'Otan, mettant en avant l'écart entre la contribution américaine et celle de certains alliés. Cette charge s'inscrit dans un contexte tendu : depuis le déclenchement de la guerre en Iran et au Moyen-Orient, Donald Trump reproche régulièrement aux pays membres de l'OTAN de ne pas s'être engagés militairement aux côtés des États-Unis dans ce conflit.
Face à ces critiques, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a récemment défendu auprès du Financial Times les bénéfices économiques de l'Alliance pour les États-Unis. Il a indiqué que 195 000 emplois américains dans le secteur de la défense sont soutenus par des commandes passées par des pays européens et le Canada, évoquant également un «carnet de commandes de 300 milliards de dollars» qui serait, selon lui, «en attente auprès des États-Unis au cours des prochaines années».
Ces arguments n'ont toutefois pas convaincu la délégation américaine à l'OTAN. Son représentant, Matt Whittaker, a pointé du doigt le manque d'effort de certains pays membres lors d'un point presse mercredi : «Certains alliés en font plus que d'autres, et nous avons des pays comme la Pologne, les pays scandinaves, baltes, et l'Allemagne en tête du peloton. Mais nous en avons quelques-uns qui sont à la traîne, soit qu'ils ne dépensent pas assez, soit qu'ils ne sont pas sur une trajectoire crédible pour atteindre les engagements pris à La Haye.»
Le sommet d'Ankara, nouveau test pour l'Alliance
Donald Trump est attendu à Ankara les 7 et 8 juillet pour le sommet de l'OTAN, où des échanges tendus avec les alliés européens sont anticipés. Lors du précédent sommet, tenu à La Haye l'an dernier, les 32 pays membres de l'OTAN s'étaient engagés, sous la pression de Washington, à porter leurs dépenses de sécurité à au moins 5 % de leur Produit intérieur brut (PIB) d'ici 2035 – un objectif nettement supérieur à l'ancien seuil de 2 % en vigueur depuis plusieurs années. Donald Trump continue par ailleurs de plaider pour que l'Europe prenne le rôle de chef de file en matière de défense du continent, une orientation qui s'accompagne déjà d'un désengagement progressif de Washington sur certains dossiers militaires européens.
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