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Affaire Suresh Seewoogolam

Trois ans après, la famille de l’éboueur attend que justice soit rendue

1 août 2026, 16:00

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Trois ans après, la famille de l’éboueur attend que justice soit rendue

Photo d'illustration.

Le temps passe mais la douleur reste intacte. Près de trois ans après le décès de Suresh Seewoogolam, un éboueur de la municipalité de Vacoas-Phoenix, mort des suites d’un grave accident de travail, sa famille vit dans l’incompréhension. Entre le deuil, les séquelles psychologiques et les procédures qui s’éternisent.

Pour son épouse, le temps semble s’être arrêté le jour où elle est devenue veuve. «Elle n’est plus la même. Chaque soir, elle s’endort avec la photo de mon père à ses côtés», confie son fils, la voix chargée d’émotion.

C’était le 15 septembre 2023. Suresh Seewoogolam effectuait sa tournée – sans superviseur à bord du camion, contrairement aux procédures habituelles – lorsqu’il aurait été victime d’une «grave négligence». Alors qu’il montait à l’arrière du véhicule après avoir ramassé des déchets, le chauffeur aurait enclenché la marche arrière avant qu’il ne soit correctement installé. L’homme aurait perdu l’équilibre et chuté violemment, sa tête heurtant le trottoir.

Il aurait saigné abondamment et serait resté au sol pendant près d’une heure avant d’être transporté à l’hôpital. Ses proches dénoncent également des manquements dans sa prise en charge médicale et estiment que son état aurait été aggravé par la manière dont il a été déplacé après l’accident.

Hospitalisé pendant plus de deux mois, Suresh Seewoogolam est décédé le 22 novembre 2023.

Depuis, sa famille dit mener un combat épuisant. Deux procédures judiciaires ont été engagées et sont toujours en cour. Et les proches du défunt attendent également une indemnisation prévue, selon eux, par les dispositions légales applicables en matière de compensation.

«Nous nous battons pour quelque chose qui devrait nous être accordé. Nous avons frappé à toutes les portes, mais nous avons l’impression que personne ne veut nous entendre», déplore le fils. Il affirme que plusieurs démarches auprès des autorités sont restées sans réponse.

La famille dit avoir sollicité l’aide d’un homme politique qui, alors qu’il siégeait dans l’opposition, leur aurait promis son soutien. Depuis son arrivée au pouvoir, il est aux abonnés absents. Le fils du défunt affirme également que son oncle s’est déplacé afin de remettre l’ensemble du dossier au politicien, mais que les documents n’auraient pas été acceptés.

Pendant ce temps, la vie de cette famille a basculé. La mère du défunt, aujourd’hui âgée de 84 ans, souffre. Ses deux enfants également. Son fils explique avoir dû mettre sa propre vie entre parenthèses afin de soutenir sa mère et sa sœur. «Nous avons perdu le pilier de notre famille à cause d’une négligence», dit-il avec émotion. «Mon père était un homme calme. Il partait chaque matin au travail à vélo. Il n’avait jamais cherché de problèmes avec qui que ce soit. Aujourd’hui, il ne nous reste que des souvenirs de lui», confie-t-il.

La famille dit ressentir une profonde injustice et espère que toute la lumière sur les circonstances du drame sera faite et qu’elle obtiendra les réparations qu’elle estime mériter.

À l’approche du troisième anniversaire de cette disparition, ses proches lancent un nouvel appel aux autorités. Leur seul souhait, disentils, est que justice soit enfin rendue.

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