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Perquisition de Vallée-des-Prêtres

Six policiers sous enquête, quatre autres dans le collimateur

19 août 2026, 10:00

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Six policiers sous enquête, quatre autres dans le collimateur

■ Le sergent Viduth Jeewon et l’ancien sergent Michael Argendra. © Aurélio Prudence

Le dossier des soupçons de corruption liés à une perquisition menée en mars 2024 à Vallée-des-Prêtres continue de s’étoffer. Deux nouveaux officiers ont été entendus lundi par la Financial Crimes Commission (FCC), portant à six le nombre de policiers désormais visés par cette enquête. Et l’affaire est loin d’être close : selon nos informations, quatre autres officiers sont dans le collimateur de la FCC et devraient être convoqués très prochainement.

Louis Clifford Moise Michael Argendra, 51 ans, sergent de police aujourd’hui à la retraite et domicilié à Pavé D’Amour, Coromandel, ainsi que le sergent en exercice Viduth Jeewon, 57 ans, résidant à Tyack, ont été interrogés sous mise en garde par les enquêteurs de la FCC, en présence de leurs conseils respectifs. Les deux hommes ont été appréhendés en vertu de l’article 22 de la loi sur la FCC, qui sanctionne l’usage par un agent public de sa fonction à des fins de gratification personnelle. Présentés devant la cour de Port-Louis Nord hier, ils ont été maintenus en cellule policière après que les enquêteurs de la FCC se sont opposés à leur remise en liberté, jusqu’à leur prochaine comparution.

Au moment des faits qui leur sont reprochés, les deux officiers étaient rattachés à la Special Intelligence Cell (SIC) de la Special Supporting Unit (SSU), et faisaient partie de l’équipe déployée lors de l’opération du 30 mars 2024. D’après les éléments réunis par les enquêteurs, l’équipe s’était rendue aux Line Barracks, à Port-Louis, une fois la perquisition achevée. C’est dans ce contexte que l’exsergent Argendra et le sergent Viduth Jeewon sont soupçonnés d’avoir tiré profit de leur position pour percevoir une somme d’argent conséquente, susceptible d’être qualifiée de gratification illicite.

L’enquête vise désormais à reconstituer précisément le déroulement des événements, à cerner la part de responsabilité de chacun des protagonistes et à déterminer si d’autres personnes pourraient être impliquées. Ce nouveau développement s’inscrit dans le prolongement d’une enquête ouverte après le signalement d’une disparition présumée de fonds : selon la plainte à l’origine du dossier, environ Rs 7 millions se seraient volatilisées après la saisie de quelque Rs 30 millions en espèces lors de la perquisition du 30 mars 2024.

Deux anciens membres de la SIC, Rishi Gounowry et Ramkrishsingh Nandrame, avaient été les premiers à être arrêtés et provisoirement inculpés pour usage de leur fonction à des fins de gratification. La FCC les soupçonne d’avoir orchestré un stratagème destiné à soutirer Rs 7 millions au propriétaire des lieux perquisitionnés. L’enquête avait ensuite conduit à l’arrestation de l’ASP Rajcoomar Seewoo et de l’inspecteur Ranjeet Deojee, avant les interpellations les plus récentes. Au total, la FCC cherche à établir si plusieurs agents de police ont détourné leurs fonctions à des fins d’enrichissement personnel dans le sillage de cette saisie.

Le nombre de policiers susceptibles d’être inquiétés dans ce dossier pourrait donc encore s’alourdir.

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