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Simone Rossi Doria : Atteindre le bien-être physique et mental à travers deux spécialités
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Simone Rossi Doria : Atteindre le bien-être physique et mental à travers deux spécialités
Quel lien peut-il y avoir entre la médecine ayurvédique et des lampes en verre coloré recyclé rappelant des vitraux ? L’Italien Simone Rossi Doria, spécialiste en médecine ayurvédique et créateur de designs de lampes en verre coloré recyclé, l’a trouvé. Cette médecine millénaire indienne tout comme l’énergie se dégageant des verres colorés recyclés qu’il fait produire artisanalement au Rajasthan, en Inde, lui apportent le bien-être physique et mental. Bien-être qu’il voudrait transmettre aux Mauriciens comme aux étrangers.
Simone Rossi Doria, 58 ans, est originaire de Cattolica, ville située dans la province de Rimini en Italie. S’il a fait des études supérieures en économie et commerce dans son pays natal, il s’est senti attiré par la médecine ayurvédique qu’il a apprise à Mumbai, en Inde, au sein de la clinique Ayushakti, sous la direction des Drs Pankaj et Smita Naram.
Son épouse est Italienne aussi. Elle a plus de 30 ans d’expérience en haute couture en tant que modéliste en chef pour des marques prestigieuses telles que Moschino, Iceberg, Marc Jacobs et bien d’autres. La première fois qu’ils sont venus à Maurice, c’était en 2015. «C’était pour vivre une expérience en famille et permettre à notre fils de terminer ses études secondaires à l’école internationale Le Bocage, à Moka.» Dès la seconde où Simone Rossi Doria a posé les pieds à Maurice, il a été conquis. «Ici, plus qu’ailleurs, j’ai ressenti la puissance des couleurs sur mon esprit et leur influence sur ma sérénité intérieure, à travers le vert intense des montagnes et des champs de canne à sucre, les mille nuances de bleu d’une mer paradisiaque.»
L’année suivante, la famille s’installe à Maurice et y transfère ses affaires. Par affaires, comprenez sa pratique de l’ayurveda et le design de lampes en verre coloré comme des vitraux qu’il fait fabriquer par des artisans au Rajastan en Inde. «En Italie, nous collaborons avec 28 centres ayurvédiques, où nous organisons des consultations avec des médecins chirurgiens spécialisés en ayurveda. Nous mettons un accent particulier sur l’alimentation et le mode de vie, qui sont des éléments essentiels pour le bien-être.»
L’idée de faire fabriquer et commercialiser ces lampes en verre recyclé coloré lui est venue au cours de ses déplacements en Inde. «Je voyage en Inde depuis plus de 30 ans, et en découvrant les villages du Rajasthan, du Kerala et du Gujarat, j’ai été fasciné par la puissance des couleurs. C’est ainsi qu’est née mon envie de m’entourer de cette énergie vibrante et de créer des lampes uniques, fabriquées en collaboration avec des artisans indiens.»
Des pièces uniques
Le design des lampes se fait dans son bureau à Saint Marin en Italie et chez lui à Flic-en-Flac tandis que la production des lampes se fait dans le Rajasthan. «La verrerie est produite dans le nord de l’Inde, puis, dans les villages reculés du Rajasthan où des femmes artisanes appliquent à la main les mosaïques sur mes designs. Ce processus artisanal est un hommage à la créativité, à la patience et à la culture de ces communautés. Chaque pièce est unique et apporte une énergie spéciale aux espaces où elle est installée, créant harmonie et chaleur.»
La couleur tient une place importante dans sa vie. Il le reconnaît. «La couleur est une énergie vivante, absorbée par notre corps non seulement visuellement mais aussi physiquement, chimiquement et psychiquement. Les fréquences électromagnétiques des couleurs envoient des signaux vibratoires, qui atteignent nos profondeurs et stimulent des réactions physiques et émotionnelles. Les couleurs influencent fortement notre perception de l’espace et notre bienêtre mental. Par exemple, les tons clairs sur les murs, les lampes et les tissus rendent un environnement plus accueillant et apaisant, améliorant ainsi la qualité de vie.»
Il n’a aucune difficulté à s’approvisionner en matières premières. «En Inde, les matières premières sont facilement disponibles et la majorité des matériaux que nous utilisons sont recyclés.» Le temps de fabrication des lampes dépend de leur taille et de la complexité du design. Les modèles les plus sophistiqués peuvent nécessiter jusqu’à deux jours de travail, explique-t-il.
Sa base opérationnelle demeure toutefois en Europe, avec des bureaux logistiques à Saint-Marin et aux PaysBas. Il a également développé un réseau de vente en Italie, en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Suisse et dans de nombreux autres pays, en participant à des salons prestigieux en Europe tels que Maison & Objet à Paris, Homi à Milan, Trendz à Amsterdam et dans un futur proche au salon Ambiente à Francfort et au salon Intergift à Madrid.
Peu après leur installation à Maurice, son épouse a reçu une offre importante de la Compagnie Mauricienne de Textile, avec qui elle a collaboré pendant plus de six ans. «Aujourd’hui, elle a ouvert son studio de modélisme à Flic-en-Flac et travaille à distance pour des maisons de mode italiennes et internationales.»
Leur fils, qui a aujourd’hui 25 ans, est un passionné de kitesurf. «Il est devenu moniteur de kitesurf à Maurice à l’âge de 19 ans. Il est également passionné de cuisine, de marketing digital et d’intelligence artificielle et il m’aide beaucoup dans mes activités.»
Expansion prochaine
Simone Rossi Doria place ses lampes en verre coloré recyclé dans plusieurs points de vente : Tribeca, Super U GrandBaie, Super U Cap Tamarin et dans une boutique à Flic-enFlac. Les Mauriciens, ajoute-til, ont bien accueilli ses produits, même si pour l’instant il ne participe pas aux salons professionnels de la maison à Maurice. Il a aussi un distributeur à La Réunion. «Il nous donne d’excellents résultats et actuellement, nous visons l’expansion en Afrique du Sud et à Dubaï.»
L’Italie lui manque-telle ? «Lorsque je suis en voyage, c’est surtout Maurice qui me manque. Je passe au moins quatre mois par an en Italie pour gérer mes activités et participer aux principaux salons internationaux.»
Comme projet d’avenir, il travaille sur l’expansion du marché pour ses lampes dans plusieurs pays. Mais son plus grand rêve est d’ouvrir un centre de bien-être ayurvédique ici à Maurice. «J’aimerais gérer un hôtel avec restaurant et un grand parc où nous pourrions accueillir des groupes de 20 personnes venues d’Europe, tous les 12 jours, pour leur permettre de découvrir l’ayurveda dans toute sa dimension, à savoir ses thérapies et soins médicaux, l’alimentation ayurvédique personnalisée, des routines quotidiennes de bienêtre et des excursions pour découvrir les merveilles naturelles de l’île.»
Simone Rossi Dario aimerait aussi collaborer avec le ministère de la Santé et mettre en place un programme de formation pour les médecins locaux «afin de les sensibiliser à la prévention du diabète grâce à un régime alimentaire adapté aux habitudes locales…»
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