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Eski to ti kone
Rosy Jean, la passion du «zasar» et du «vinday bomli»
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Rosy Jean, la passion du «zasar» et du «vinday bomli»
C’est à Goodlands que nous avons rencontré Rosy Jean, une femme débordante d’énergie et de créativité. Dans sa petite cuisine, elle nous a ouvert les portes de son univers haut en couleur, là où naissent ses délicieuses préparations de zasar et de vinday bomli.
Rosy nous raconte : «Je travaille toujours dans une cantine, mais quand mon mari a pris sa retraite, je me suis dit qu’il fallait trouver une petite activité pour compléter nos revenus. Je faisais déjà des achards pour la maison. Alors, j’ai décidé d’en faire un vrai petit commerce.» Aujourd’hui, Rosy prépare une grande variété de zasar aux saveurs uniques. Alors que son vinday bomli se conserve environ trois mois, ses achards peuvent durer encore plus longtemps. Parmi ses achards : pwason sale, br inzel, margoz, papay, limon, karanbol, pima, banann, karot-pom, frisiter, bilimbi long, soyatamarin, souran, zoliv, zoranz-tamarin. Et bien sûr, son fameux vinday bomli est très apprécié des amateurs de poisson..
Rosy ne travaille pas seule : «Mon fils, Hans Jean, et mon mari, Nicol Jean, m’aident beaucoup. C’est un vrai travail d’équipe.» Depuis trois mois, Rosy est également membre du National Women’s Council. Cette adhésion lui a permis de participer à plusieurs foires et expositions, notamment dans les centres commerciaux où elle fait découvrir ses produits artisanaux. Toujours curieuse et passionnée, Rosy partage aussi son savoir-faire sur TikTok à travers sa page Zas’artisan, où elle publie des vidéos montrant la préparation de ses achards et ses astuces culinaires traditionnelles. «Je ne pense pas que beaucoup de jeunes voudront faire ce genre de travail, mais moi, je conseille à toutes les femmes qui disent qu’elles n’ont rien à faire d’essayer de créer quelque chose. Il faut faire revivre les savoirfaire d’autrefois.»
Rosy se souvient aussi du bon vieux temps : «Avant, on faisait les achards et les gâteaux différemment. On mettait les fruits à sécher au soleil, pas comme aujourd’hui où tout se conserve plus facilement. Dans le passé, on faisait même des gajaks avec l’achard – c’était une autre époque, pleine de saveurs et de partage.» Grâce à sa passion et sa détermination, Rosy Jean perpétue une tradition culinaire mauricienne tout en inspirant d’autres femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat local.
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