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Éducation

Résultats du NCE: 70,43 % de réussite

3 décembre 2025, 11:00

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Résultats du NCE: 70,43 % de réussite

Hier matin, l’effervescence régnait devant de nombreux collèges. Parents, parfois plus nerveux que leurs enfants, et adolescents au regard incertain se pressaient pour découvrir leurs résultats du National Certificate of Education (NCE). Avec un taux de réussite global de 70,43 %, en progression par rapport à l’année précédente, l’ambiance oscillait entre anxiété palpable et éclats de joie.

Pour beaucoup, cette étape marque la fin d’un cycle et le début d’une réflexion plus profonde : choix des matières, ambitions professionnelles, ou simple soulagement après une année intense. Mais en ce jour si particulier, l’heure était d’abord aux félicitations, aux accolades et à un moment de célébration bien mérité. L’avenir attendra demain.

? Au collège Saint-Joseph, à Curepipe

L’atmosphère était particulièrement tendue. À l’entrée, des visages légèrement crispés, entre crainte et impatience. Les élèves, entourés de leurs parents, saluaient les membres du personnel avant d’être dirigés vers la salle des Arts, où les résultats les attendaient posément sur des tables. Les sourires, d’abord timides, s’élargissaient dès que les fiches de performance changeaient de mains. Les visages s’illuminaient soudain, comme si la tension accumulée durant toute l’année s’évaporait en un instant.

Express.mu (620 x 330).jpg Jenita Martin a choisi de rester dans son collège d’origine, un environnement où elle dit se sentir pleinement épanouie.

«J’ai demandé à ma maman de prier pour moi à l’église, j’étais stressé», confie Lucas Tourette, encore ému. Quelques minutes plus tôt, il retenait son souffle avant de franchir la porte. Il respire enfin. Lucas a déjà une vision claire de ce qu’il souhaite accomplir. Il compte se focaliser sur les matières économiques l’an prochain. Son avenir, il le projette dans deux voies possibles : ouvrir un garage automobile ou devenir cuisinier. «J’ai des idées. Maintenant, il faut juste continuer…»

À ses côtés, Jayke adopte une stratégie similaire : cibler les matières qui prépareront au mieux son parcours. «Je vais prendre l’économie, la comptabilité, la littérature française et le Kreol Morisien», confie-t-il, enthousiaste. Sa mère, Jonathanelle, sourit en silence avant de préciser : «Le kreol peut lui ouvrir des portes vers l’enseignement.» Les deux parents de Jayke, eux-mêmes enseignants, voient en leur fils une relève possible. Mais Jayke tient à préciser : «Mes parents ne m’ont jamais mis la pression. J’avance à mon rythme. Je sais ce que je dois faire pour progresser.»

Express.mu (620 x 330) (1).jpg Vaibhav Dookhee affiche sa fierté après avoir obtenu une place dans une Académie, un objectif qu’il s’était fixé depuis longtemps.

Pour certains, la réussite a un goût encore plus particulier. C’est le cas de Darren Angélique, pour qui le NCE n’a pas été une mince affaire. Sa maman, Christelle, raconte ce passage difficile. «Il a eu la varicelle en pleine période d’examens. Il a dû composer seul dans une salle, isolé, pour pouvoir passer toutes les épreuves.» C’était une situation stressante, mais Darren a tenu bon. Aujourd’hui, il a devant lui plusieurs options.

Plus loin, le sourire de Vaibhav Dookhee attire les regards. Il sait déjà qu’il a franchi une étape décisive. «Cette année n’a pas été facile. Il a fait beaucoup de sacrifices», confie sa mère, émue. Son objectif était clair : intégrer une académie. Pari réussi. Vaibhav a décroché une place au Royal College de Curepipe. «Je veux poursuivre dans les sciences. Et je tiens vraiment à remercier mes professeurs. Sans eux, je n’aurais pas réussi aussi bien.» Derrière sa fierté, on devine une grande détermination.

? Au collège de Lorette de Curepipe

Whitney Cerveaux s’avance accompagnée de trois des femmes les plus importantes de sa vie : sa mère, sa grand-mère et sa meilleure amie. «Je suis très satisfaite. Je ne m’attendais pas à réussir aussi bien», confie-t-elle timidement, les yeux encore brillants d’émotion. Whitney s’oriente déjà vers les Business Studies, une voie qu’elle juge adaptée à ses aspirations. Sa maman, Elsa, la décrit avec tendresse : «Elle ne fait jamais les choses à moitié. Elle s’est énormément sacrifiée cette année.» Malgré son admission en Académie, Whitney a choisi de rester au collège. «Elle sait qu’elle est bien encadrée ici. Elle a confiance en ses enseignants et en sa rectrice», précise sa mère.

Express.mu (620 x 330) (2).jpg Ishika Bhoodoo est venue accompagnée de sa mère et de sa sœur, celles qui l’ont toujours soutenue tout au long de son parcours.

? Au Seewa Bappoo SSS, à Vacoas

L’ambiance est similaire, ponctuée de rires nerveux et de soupirs de soulagement. Beaucoup de parents ont pris congé pour accompagner leurs filles. Ishika Bhoodoo arrive avec sa mère et sa sœur. «J’étais stressée avant d’entrer, mais je suis contente d’avoir bien travaillé.» Comme plusieurs de ses camarades, elle a décliné son admission en Académie. «Je n’ai pas rempli la fiche. Je préfère rester ici. Je suis habituée à l’encadrement et en plus, je suis près de chez moi.»

Même sentiment pour Jenita Martin, qui ne compte pas changer d’établissement. «L’atmosphère ici est très bonne. Je ne vois aucune raison de partir. Les enseignants sont à l’écoute, et ça me motive encore plus.» Satisfaite de ses résultats, elle aborde désormais la suite avec confiance.

Express.mu (620 x 330) (3) (1).png Whitney Cerveaux s’est rendue au collège de Lorette entourée de sa grand-mère, de sa mère et de sa meilleure amie, venues partager ce moment important.

Au final, le mardi 2 décembre 2025 restera pour beaucoup une journée gravée dans leur mémoire. Un jour où stress, accomplissement et solidarité familiale se sont entremêlés. Un jour où une génération a pris conscience de son potentiel. L’avenir peut commencer. Mais aujourd’hui, place à la joie.

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