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Résultats du HSC: Bien plus qu’un palmarès, un test pour le système
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Résultats du HSC: Bien plus qu’un palmarès, un test pour le système
■ L’annonce des résultats du HSC est attendue avec fébrilité par les élèves, leurs familles et la communauté éducative. © Beekash Roopun
L’attente touche à sa fin pour les 6 810 élèves ayant pris part aux examens du Higher School Certificate (HSC) à travers la République de Maurice. Dans quelques heures, les noms des 49 lauréats seront dévoilés à la radio, un moment chargé d’émotion pour des milliers de familles. Pour les autres candidats, les résultats seront accessibles un peu plus tard dans la journée. Entre espoir, stress et projections vers l’avenir, c’est tout un pays qui retient son souffle.
Cette année, l’annonce est scrutée avec encore plus d’attention, notamment à la lumière des résultats du School Certificate (SC) 2025, marqués par une baisse du taux de réussite. Parents, enseignants et observateurs du système éducatif espèrent que le HSC ne suivra pas la même trajectoire.
Les chiffres de la cuvée 2024 restent dans toutes les mémoires. Le taux de réussite global au HSC s’élevait à 78,88 % pour l’ensemble de la République, avec 79 % pour Maurice et 75,96 % pour Rodrigues. Ces résultats représentaient une baisse notable comparativement à 2023, où Maurice affichait un taux de 84,31 % et Rodrigues 87,30 %.
À l’époque, plusieurs experts du secteur éducatif avaient tiré la sonnette d’alarme, évoquant la possibilité de changements majeurs dans les années à venir. L’introduction progressive de la mixité dans certaines académies figurait déjà parmi les facteurs susceptibles d’influencer les performances scolaires. Une question demeure aujourd’hui : cette transition a-t-elle été suffisamment encadrée pour éviter des perturbations dans le parcours des élèves ? Les résultats attendus ce matin pourraient apporter un premier élément de réponse.
Une cohorte particulière sous les projecteurs
Pour Arvind Bhojun, président de l’Union of Private Secondary Education Employees, la cuvée 2025 revêt une importance toute particulière. «En général, nous savons que la cohorte du HSC 2025 est la dernière à prendre part aux examens avec le système des cinq credits. Ils devraient bien s’en sortir et les résultats sont attendus comme étant bons», souligne-t-il.
Selon lui, ces résultats joueront également un rôle déterminant dans les décisions futures du ministère de l’Éducation concer- nant la mixité. «Nous aurons bientôt la première cohorte du HSC issue des académies. Les résultats de cette année seront donc un indicateur clé pour la suite», ajoute-t-il, tout en adressant un message d’encouragement aux candidats : «Il faut se rappeler qu’il y a toujours une deuxième chance dans la vie. Les circonstances, les défis financiers, l’influence des pairs ou encore un manque de leadership au sein des écoles peuvent parfois peser sur le parcours scolaire.»
Rodrigues espère un léger mieux
À Rodrigues, l’attente est tout aussi intense. Colson Hall, président de la Rodrigues Secondary School Employees Union, se montre prudemment optimiste. «On s’attend à un meilleur pourcentage du moins. En termes de qualité, l’amélioration ne sera peut-être pas spectaculaire, mais les élèves du HSC font preuve d’une certaine maturité», estime-t-il.
Il souligne également un facteur structurel important : le nombre relativement réduit d’élèves en HSC à Rodrigues. «Cela permet aux enseignants d’être plus concentrés sur chaque élève. Le ratio enseignant-élèves, que nous défendons depuis longtemps, joue ici un rôle crucial», explique-t-il. Une analyse plus approfondie sera menée une fois les résultats publiés, en concertation avec les enseignants, les élèves et les institutions concernées.
La mixité au cœur des débats à venir
Si l’attention se porte souvent sur les lauréats, de nombreuses voix rappellent que le HSC ne doit pas être perçu comme une finalité. Plusieurs interrogations persistent : les élèves sont-ils suffisamment soutenus financièrement ? Des dispositifs de motivation et d’accompagnement existent-ils pour ceux qui n’obtiennent pas les résultats espérés ? Dans le milieu éducatif, l’idée fait son chemin que le HSC devrait être considéré comme une étape parmi d’autres dans un parcours diversifié, incluant des filières académiques, techniques et vocationnelles.
Après l’annonce des résultats, la question de la mixité devrait rapidement revenir sur le devant de la scène. Pour certains pédagogues, les résultats du SC ont déjà servi de baromètre, révélant une baisse tant au niveau de la qualité que du nombre de candidats accédant en Lower 6. «Des ajustements ont dû être faits au niveau des options et beaucoup d’incertitudes demeurent», confient-ils, en attendant toujours la publication du Blueprint gouvernemental.
Les premières réponses tomberont dès 10 h 15. D’ici là, l’espoir reste intact pour des milliers de jeunes, à l’aube d’un tournant décisif de leur parcours.
Drogue à l’école, un signal rouge ignoré trop longtemps
La drogue s’impose comme un fléau national et le milieu scolaire n’y échappe plus. Dans un collège privé du sud du pays, la situation est devenue préoccupante au point où la direction tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. Face à des cas répétés de consommation de cannabis impliquant des élèves, l’administration affirme être à bout de solutions.
Selon la direction, l’objectif n’est pas uniquement de sanctionner, mais surtout de sensibiliser. «Il faut frapper fort pour faire comprendre aux élèves les conséquences de leurs actes, les dangers pour leur santé et leur avenir, mais aussi rappeler aux parents leur rôle essentiel», confie un responsable de l’établissement.
Les faits remontent à la semaine dernière, lorsqu’une enseignante a remis à la direction une feuille à rouler retrouvé dans une salle de classe. Quatre élèves auraient été impliqués. Mis en confiance, les adolescents ont fini par livrer leur version des faits. L’un d’eux a admis consommer du cannabis depuis 2024, expliquant qu’il s’approvisionne via un réseau extérieur à l’établissement.
La direction affirme que ces élèves arrivent régulièrement en retard, parfois après 9 heures, et ont déjà été surpris en train de fumer dans les toilettes. D’autres signes inquiétants ont également été relevés, notamment des élèves somnolant en classe. «Certains enseignants pensaient qu’ils étaient malades, mais la situation exige une prise en charge bien plus sérieuse», souligne-t-on.
Des éléments visuels attestant de ces pratiques auraient même été collectés par l’administration. Face à l’ampleur du problème, la direction a informé les parents ainsi que le corps enseignant et sollicite désormais l’intervention des autorités compétentes, dont le ministère de l’Éducation. Un transfert des élèves concernés est envisagé afin de préserver l’environnement scolaire.
Ce cas relance le débat sur la drogue dans les collèges, et l’urgence d’une action concertée entre écoles, familles et institutions pour protéger les jeunes et endiguer ce phénomène grandissant.
Un nouvel élan au Gaëtan Raynal State College
Mahend Gungapersad était l’invité d’honneur de l’inauguration d’un atelier Division on Career Development and Transition (DCDT) et d’une salle audiovisuelle au Gaëtan Raynal State College, une cérémonie placée sous le signe de l’investissement dans l’avenir de l’éducation. S’adressant aux élèves et au personnel éducatif, il a salué la discipline qui règne au sein de l’établissement, ainsi que l’attitude positive des élèves. «En voyant votre discipline et vos visages heureux, on comprend pourquoi ce collège jouit d’une bonne réputation», a-t-il souligné, tout en rappelant que ces nouvelles infrastructures représentent bien plus qu’un simple ajout matériel : «Aujourd’hui, nous inaugurons une véritable opportunité. Nous investissons dans le futur de l’éducation.»
■ Mahend Gungapersad lors de l’inauguration d’un atelier DCDT et d’une salle audiovisuelle au Gaëtan Raynal State College.
Mahend Gungapersad a également encouragé les élèves, en particulier les jeunes filles, à croire en leur potentiel. «Parmi vous se trouvent de futurs intellectuels, docteurs, avocats et professionnels de demain», a-t-il déclaré. Il les a toutefois invités à ne pas se limiter à un seul domaine d’études. «Si vous êtes en sciences, prenez aussi le temps de découvrir la littérature. Ouvrez-vous aux autres disciplines, car le manque d’ouverture est l’un des maux de notre société.»
Il a enfin insisté sur l’importance d’un encadrement solide, du soutien de la Parent Teacher Association et de décisions éducatives adaptées afin de favoriser l’excellence. «Faites de votre mieux pour atteindre le meilleur», a-t-il conclu.
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