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Colis suspects
Répliques d’engins militaires interceptées à Plaine-Magnien
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Colis suspects
Répliques d’engins militaires interceptées à Plaine-Magnien
Photo d'illustration.
Plusieurs colis en provenance de Chine, contenant des objets à caractère tactique ainsi que des répliques d’engins militaires, ont été interceptés à la section Air Cargo Operation de la Plaisance Air Transport Services (PATS), à Plaine-Magnien. Jugés prohibés par la législation mauricienne, ces articles font désormais l’objet d’une enquête.
Une série de contrôles effectués par les services douaniers à Plaine-Magnien a permis de mettre au jour des articles sensibles dissimulés dans des colis en provenance de l’étranger. Une officière des douanes, affectée à l’examen des envois transitant par voie aérienne, a consigné ces découvertes dans le cadre de ses fonctions.
Le 20 mars, lors de l’inspection d’un premier colis suspect, elle a découvert des pièces détachées de marque Eshooter, modèle Kestrel V2 Basic. Ce type d’équipement est généralement associé à des dispositifs électroniques utilisés dans des répliques d’armes de type airsoft. Ces systèmes permettent notamment de contrôler la cadence de tir, d’améliorer la réactivité des mécanismes ou encore d’optimiser les performances globales de ces répliques. Bien que destinés à des usages récréatifs ou sportifs dans certains pays, ces composants restent étroitement liés à l’univers des armes simulées.
Le 7 avril, deux autres colis adressés au même destinataire ont attiré l’attention des autorités. À l’intérieur, elle a découvert des modèles de simulation en plastique de grenades militaires. L’un des objets portait la mention «M18 smoke», en référence à une grenade fumigène utilisée dans un contexte militaire pour créer un écran de fumée, signaler une position ou couvrir des mouvements tactiques. Les deux autres objets étaient étiquetés «M67 comp sls», en référence à la grenade à fragmentation M67, largement utilisée par les forces armées pour ses capacités offensives.
Même s’il s’agit de reproductions en plastique, ces objets imitent de manière réaliste des équipements militaires. Ils peuvent être utilisés dans des activités comme l’airsoft ou des simulations tactiques, mais leur apparence et leur symbolique soulèvent des préoccupations en matière de sécurité et d’ordre public. Leur importation est strictement encadrée, voire interdite, dans plusieurs juridictions.
À Maurice, selon le Firearms Act de 2006, amendé en 2016, ces articles sont classés comme prohibés, indépendamment de leur caractère fonctionnel ou non. La législation vise notamment à prévenir toute confusion avec de véritables armes ou dispositifs explosifs, ainsi que les risques d’usage détourné.
À la suite de ces découvertes, l’officière des douanes a immédiatement informé sa hiérarchie. Sur instruction de ses supérieurs, une déclaration officielle a été enregistrée et les trois colis ont été saisis, accompagnés de leurs documents d’expédition respectifs, afin de permettre l’ouverture d’une enquête approfondie.
Les autorités cherchent désormais à déterminer les circonstances exactes de l’importation de ces objets, leur finalité ainsi que les responsabilités liées à leur expédition et à leur destination.
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