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Dossier Menlo Park

Renganaden Padayachy ne voyagera pas

24 octobre 2025, 08:00

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Renganaden Padayachy ne voyagera pas

■ L’ancien ministre des Finances Renganaden Padayachy (à dr.), à son arrivée en cour hier à Port-Louis, en compagnie de son avocat, Me Raouf Gulbul.

Revers pour Renganaden Padayachy. La magistrate de la cour de district de Port Louis Sud, Inshirah Shaheen Daureeawoo, a rejeté, ce jeudi 23 octobre, la requête de l’ancien ministre des Finances, qui sollicitait une modification de son objection to departure pour pouvoir voyager temporairement en France.

Le principal intéressé avait demandé à pouvoir se rendre en France du 26 octobre au 4 novembre 2025, via Dubaï. La magistrate a toutefois estimé qu’il n’existait aucune nécessité absolue pour ce déplacement et a ainsi rejeté la motion. La Financial Crimes Commission (FCC) et la police, qui s’étaient opposées à la demande dès le départ, ont été suivies dans leurs arguments. L’affaire a été renvoyée au 18 février 2026, date à laquelle Renganaden Padayachy devra de nouveau comparaître devant la Cour, cette fois-ci dans le cadre de l’enquête de la FCC sur la malversation présumée de Rs 300 millions dans l’affaire MIC-Apavou.

Pour rappel, l’ex-grand argentier fait l’objet de deux enquêtes financières liées à des transactions controversées impliquant la Mauritius Investment Corporation (MIC). La première enquête concerne le décaissement de Rs 45 millions, en octobre 2024, de la MIC en faveur de la société Menlo Park Ltd, considéré comme ayant été octroyé dans des conditions jugées irrégulières, et il avait été arrêté le 17 avril. De plus, il avait été arrêté, une semaine au préalable, soit le 10 avril dernier, dans l’affaire du deal MIC-Apavou qui porte sur un projet de financement de Rs 300 millions, également via la MIC.

À sa sortie du tribunal, Me Raouf Gulbul, son avocat, a déclaré : «La Cour a trouvé qu’il n’y a pas de nécessité absolue pour qu’il voyage. Je n’ai, de ce fait, pas insisté sur la motion après le refus.» L’homme de loi a toutefois souligné qu’il est «grand temps de loger la charge formelle», soulignant que «c’est le droit de mon client de réclamer un procès» et d’ajouter qu’il n’est pas «correct» de bloquer ainsi son client sur une charge provisoire.

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