Publicité
Port franc
Renforcer la connectivité et créer des produits investissables
Par
Partager cet article
Port franc
Renforcer la connectivité et créer des produits investissables
■ Un atelier organisé par l’EDB au Civil Service College Auditorium, à Réduit, le 21 août. Le «junior minister» des Finances, Dhaneshwar Damry (en médaillon), a insisté sur l’importance de penser hors des sentiers battus.
Mettre en lumière les opportunités et incitations offertes par le port franc : tel était l’objectif de l’atelier organisé par l’Economic Development Board (EDB) le 21 août. Il visait à offrir aux entreprises une vision complète des activités du port franc et des opportunités d’investissement à proposer à leurs clients de Global Business Companies (GBC), ainsi qu’à partager des informations clés sur l’écosystème existant, notamment les avantages fiscaux, les infrastructures logistiques et la connectivité maritime. Sanjay Bhunjun, président du conseil d’administration de l’EDB, a rappelé que le port franc constitue un levier essentiel pour la diversification et le développement économique du pays. «Comme annoncé dans le Budget, il est nécessaire de diversifier et d’amplifier ce secteur. Ce workshop s’inscrit dans cette démarche, en nous permettant de revoir nos produits et de mettre en avant les atouts du Freeport», a-t-il souligné.
De son côté, le junior minister aux Finances, Dhaneshwar Damry, a insisté sur l’importance de penser hors des sentiers battus et d’étendre les horizons temporels lors de la co-création de nouveaux produits entre les GBC et le secteur du port franc. Il a rappelé que les services financiers représentent environ 14 % du PIB, avec 15 000 employés, et contribuent significativement à la balance des paiements. Chaque année, près de 300 milliards de dollars transitent par Maurice. «Malheureusement, ces capitaux ne restent pas dans pays ; ils ne font que passer. En co-créant de nouveaux produits, nous pourrions offrir aux investisseurs une véritable opportunité locale, leur donnant ainsi une raison de laisser une partie de leurs capitaux à Maurice», a-t-il expliqué.
Pour mieux positionner l’île comme destination d’investissement, plusieurs leviers doivent être renforcés, notamment l’efficacité du port et des services douaniers. Le ministre a également souligné le rôle crucial de la connectivité – portuaire, aérienne, numérique, financière et diplomatique – commemoteur de croissance économique.
«Maurice a un rôle à jouer»
Abordant le commerce intra-africain, il a relevé que celui-ci ne représente que 15 %, contre 70 % en Europe et 55 % en Asie, ce qui traduit à la fois un déficit et une immense opportunité. «L’un des mandats de l’EDB est de développer le marché africain et Maurice a un rôle à jouer. L’île pourrait devenir une plateforme commerciale facilitant les échanges entre l’Inde et l’Afrique, notamment dans le commerce de pierres et métaux précieux», a indiqué Dhaneshwar Damry.
Selon lui, la clé sera de développer des produits ciblés, avec une valeur ajoutée unique. «Dans le passé, Maurice a voulu être tout pour tout le monde. Ce n’est pas ainsi qu’on réussit en affaires. Il faut se concentrer, devenir soit le premier, soit le meilleur, soit le plus spécialisé, avec une proposition de valeur claire et un avantage compétitif durable», a-t-il ajouté, citant l’exemple de l’industrie pharmaceutique.
Enfin, il a invité l’EDB et les acteurs du secteur à collaborer pour créer des produits «investissables», capables de positionner Maurice comme un hub incontournable, tout en définissant une stratégie claire vis-à-vis des autres ports de la région.
Publicité
Publicité
Les plus récents