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Consultations pré-budgétaires 2026-2027
Puisque Navin Ramgoolam n’est pas là, les syndicats boycottent la session d’aujourd’hui
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Consultations pré-budgétaires 2026-2027
Puisque Navin Ramgoolam n’est pas là, les syndicats boycottent la session d’aujourd’hui
■ Ashvin Gudday (au centre), de la General Workers Federation, fait écho au sentiment général : «Ce n’est pas ainsi que l’on traite les partenaires sociaux.»
D’un commun accord, les confédérations syndicales ont décidé de boycotter les consultations pré-budgétaires d’aujourd’hui. Une prise de position ferme, motivée à la fois par des considérations de forme et de fond.
Au cœur du désaccord : la tenue de ces échanges en présence du junior minister des Finances et non du Premier ministre, qui cumule également ce portefeuille stratégique.
Pour les organisations syndicales, cette configuration ne permet pas d’aborder les enjeux économiques et sociaux avec la gravité requise. Elles estiment qu’un dialogue crédible et productif doit impérativement se faire avec le chef du gouvernement. «Ce n’est pas possible d’aller à une rencontre d’une telle importance, présidée par un junior minister. C’est le ministre des Finances qui doit présider cette réunion tripartite», a fait valoir Haniff Peerun, pointant également le délai jugé trop court. L’invitation a été transmise mardi. Narendranath Gopee abonde dans le même sens, soulignant que «la rencontre pré-budgétaire est un exercice sérieux, qui ne peut souffrir d’amateurisme». Au-delà du protocole, plusieurs syndicalistes dénoncent un manque de respect à leur égard.
Clency Bibi évoque notamment un calendrier inadapté alors qu’une journée sur la sécurité au travail est organisée aujourd’hui par le ministère concerné. «Les présidents de fédérations ne peuvent être reçus par un junior minister, surtout dans un contexte de crises multiples que le gouvernement peine à gérer», affirme-t-il, citant, entre autres, la hausse prochaine du prix de l’électricité. Il estime qu’une rencontre directe avec le Premier ministre aurait été plus appropriée.
Dans la même veine, Ashvin Gudday, de la General Workers federation, déplore une invitation tardive, à la veille de la Fête du Travail. «Nous sommes à la veille du 1ᵉʳ-Mai et nous avons tous nos activités. Ce n’est pas ainsi que l’on traite les partenaires sociaux.»
Pour Reeaz Chuttoo, le fond du dossier ne souffre pourtant d’aucune ambiguïté. «Plusieurs mémorandums ont déjà été soumis et nous avons clairement exprimé notre position», rappelle-t-il. Il ajoute que si une rencontre avec le ministre des Finances doit se tenir, celle-ci devra s’accompagner de réponses concrètes aux préoccupations de la population. Il est également revenu sur le désaccord persistant autour du recours aux Labour contractors, une mesure rejetée par les syndicats.
Malgré ce boycott, les confédérations syndicales insistent : il ne s’agit pas d’une rupture. Elles se disent prêtes à rencontrer le Premier ministre dans les plus brefs délais afin de faire entendre leurs propositions et contribuer aux orientations budgétaires.
Cette décision a été entérinée à l’issue d’une réunion tenue hier après-midi au ministère du Travail où les représentants syndicaux avaient été conviés pour discuter des difficultés rencontrées dans leurs secteurs respectifs.
À la veille de la Fête du Travail, ce bras de fer met en relief les attentes pressantes du monde du travail mais aussi la nécessité d’un dialogue social structuré, crédible et mené au plus haut niveau de l’État.
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