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Eid-Ul-Adha
Plafonnement à Rs 186 le kilo de bétail importé pour freiner l’inflation
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Eid-Ul-Adha
Plafonnement à Rs 186 le kilo de bétail importé pour freiner l’inflation
Le comité interministériel a recommandé un prix de détail de Rs 186 par kilogramme pour le bétail vivant importé en vue de la fête Eid-Ul-Adha 2026, afin de protéger le consommateur. Ce prix est nettement inférieur aux Rs 220 le kilo initialement demandé par l’importateur principal.
Shakeel Mohamed, ministre du Logement et des Terres et président du comité interministériel, a annoncé cette décision lors d’une conférence de presse hier à Ebène. Le prix recommandé restera en vigueur pendant les dix jours suivant la fête, assurant ainsi la stabilité des prix durant la période de forte demande.
Les importateurs avaient proposé Rs 220 par kilo ; toutefois, le gouvernement a instauré un prix plafond afin d’éviter des hausses de prix excessives. Cette mesure privilégie la protection du consommateur tout en maîtrisant la volatilité du marché. Selon le ministre Mohamed, le comité a examiné avec rigueur toutes les dépenses déclarées relatives à l’importation et à la commercialisation du bétail. Cet exercice de vérification approfondi a permis d’établir la structure tarifaire recommandée.
Le ministre a reconnu que les opérateurs contestant cette mesure conservent le droit d’engager une action en justice. Il a toutefois souligné que le comité interministériel a relevé plusieurs irrégularités dans les pratiques d’importation et de commercialisation du bétail, justifiant ainsi l’intervention sur les prix. Cette décision, selon lui, témoigne de la volonté du gouvernement de concilier l’accessibilité financière des consommateurs et une concurrence équitable.
Selon le ministre Mohamed, des recommandations seront faites au ministère de l’Agro-industrie afin d’explorer des partenariats sur de grands terrains pour plusieurs opérateurs et de lancer un appel d’offres international pour encourager l’élevage et ainsi renforcer notre sécurité alimentaire. «Nous avons également observé une concentration de pouvoirs entre certains acteurs, menant à une situation de monopole propice aux abus. Nous avons étudié les coûts d’importation, y compris les assurances et les frais de transport, et consulté le ministre de l’Agro-industrie pour améliorer la qualité des services vétérinaires. Nous avons mis l’accent sur une meilleure vérification des marges bénéficiaires et des coûts», a précisé le ministre.
Les sources d’importation sont principalement la Namibie et le Kenya, car l’Afrique du Sud fait face à des problèmes de maladies animales, notamment la fièvre aphteuse. Il est donc primordial que tout produit importé à Maurice soit de qualité, exempt de risques d’infection, a ajouté encore Shakeel Mohamed.
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