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Journée mondiale

Personnes handicapées : Une célébration de dignité, d’inclusion et de courage

4 décembre 2025, 08:00

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Personnes handicapées : Une célébration de dignité, d’inclusion et de courage

La Journée mondiale des personnes handicapées a été célébrée avec au MGI Auditorium de Moka. Une salle rassemblant ministres, personnalités du monde social et culturel, associations, parents, enfants et jeunes artistes. Tous réunis autour d’un même objectif : affirmer haut et fort que l’inclusion n’est pas un luxe, mais un droit fondamental.

Dès l’ouverture, l’auditorium a été plongé dans une ambiance festive. Abhishek Ramessur et Christine Ricaud ont donné le coup d’envoi, installant d’emblée un climat de célébration et de solidarité. Les performances se sont enchaînées : la voix claire et envoûtante de Julia Drack, l’énergie inimitable de Kevin Jonathan, et le talent du violoniste Sacha Bonhomme, qui a captivé l’audience dès les premières notes. Ces tableaux artistiques, interprétés par des artistes en situation de handicap ou engagés à leurs côtés, ont illustré avec force la richesse de ces talents souvent invisibles.

Puis, place à la partie protocolaire, marquée par un moment d’émotion intense. Noémi Alphonse, figure emblématique du sport paralympique mauricien, a livré un discours puissant et profondément humain : «Un enfant né avec un handicap reste un enfant précieux. Nous ne demandons ni pitié ni privilège. Nous demandons simplement d’être traités comme tout le monde.» Ses paroles ont résonné longtemps dans la salle. Elle a salué la force et le dévouement des parents – ces «héros silencieux» – qui accompagnent quotidiennement leurs enfants, ainsi que les enseignants qui, par leur patience et leur engagement, insufflent confiance et courage.

Mais elle a également dénoncé les barrières persistantes: transports inadaptés, infrastructures excluantes, préjugés ancrés. «Il faut arrêter de nous regarder comme des bêtes de foire… Le handicap peut devenir une fierté.» Un appel direct, un rappel que les obstacles ne sont pas seulement physiques mais souvent sociaux.

Le Dr Anne-Marie Ancia, représentante du United Nations Development Programme, a apporté une dimension internationale à la réflexion. L’inclusion, a-t-elle insisté, ne peut être obtenue que par un engagement collectif, quotidien, où citoyens, institutions, ONG et partenaires de développement unissent leurs efforts. Elle a rappelé que les sociétés véritablement justes sont celles qui savent donner de la place à chacun, sans conditions, sans compromis.

Le ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, est revenu sur son engagement personnel depuis son arrivée au ministère : «Notre responsabilité, en tant que ministres, est de veiller à ce que chaque personne handicapée soit pleinement intégrée dans la famille mauricienne, sans aucune barrière.» Il a annoncé plusieurs avancées majeures : la création d’un comité interministériel composé de dix ministres pour suivre la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handica- pées, l’application de 73 mesures prioritaires, l’alignement des critères médicaux dans le cadre du système de pension d’invalidité, ainsi qu’une décision historique : les étudiants handicapés partant étudier à l’étranger ne verront plus leur pension interrompue.

Il a également souligné que le nombre de personnes vivant avec un handicap à Maurice a augmenté de 45 %, rendant l’action publique encore plus cruciale. Le Deputy Prime Minister Paul Bérenger a rappelé que cette journée, adoptée par les Nations unies en 1992, repose sur la reconnaissance des droits humains. Malgré des contraintes budgétaires, il a insisté sur la nécessité de concentrer les efforts sur des actions qui ont un impact réel et immédiat sur la vie des personnes concernées.

Quant au Premier ministre, Navin Ramgoolam, il a déclaré avec force : «L’inclusion n’est pas un choix, mais un droit.» Avec 1,3 milliard de personnes handicapées dans le monde et 84 500 à Maurice, il a souligné la responsabilité collective : garantir que chacun vive dans la dignité. Il a évoqué les sept priorités nationales en faveur des personnes handicapées – notamment l’accessibilité, la participation pleine et entière dans tous les domaines, l’autonomisation et la modernisation des aides.

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