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Heures supplémentaires impayées

«Pas de personnel administratif», avancent des médecins

30 septembre 2025, 11:00

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«Pas de personnel administratif», avancent des médecins

(Photo d'illustration)

Depuis le début de l’année, de nombreux médecins exerçant dans les hôpitaux publics attendent toujours le paiement de leurs heures supplémentaires. Pour certains, le retard dépasse déjà six mois, ce qui provoque une vive grogne au sein du personnel médical. Ces heures supplémentaires, essentielles au bon fonctionnement des services de santé, n’ont pas été réglées depuis janvier, plongeant les praticiens dans une situation financière et morale difficile. Un médecin, qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat, explique : «Nous travaillons sans relâche, mais depuis janvier, nos heures supplémentaires ne sont pas réglées. Avec un salaire de base de Rs 42 000, beaucoup d’entre nous comptons sur ces heures additionnelles pour joindre les deux bouts. C’est démoralisant et injuste.»

Selon lui, cette situation crée une perte de motivation généralisée. Plusieurs médecins hésitent désormais à effectuer des heures additionnelles, estimant que leurs efforts ne sont pas reconnus ni compensés. Or, dans un système de santé publique déjà sous tension, ce retrait progressif du personnel risque d’avoir des conséquences directes sur la qualité des soins. Le praticien a confié avoir reçu une justification surprenante de la part de l’administration hospitalière : «On nous a dit que si nos heures supplémentaires ne sont pas payées, c’est parce qu’il n’y a pas de personnel administratif pour comptabiliser nos heures.» Cette réponse alimente encore plus le sentiment d’abandon chez les médecins, qui estiment que leur engagement vital pour sauver des vies ne peut être réduit à un simple problème de gestion interne.

Le docteur souligne également une disparité de traitement entre médecins du service hospitalier et ceux rattachés à la Sécurité sociale : «Les médecins du service social sont autorisés à exercer en privé, alors que nous, du service public, n’avons pas ce droit. Pourtant, nous sommes du même grade. Cela accentue le sentiment d’injustice et renforce le malaise.»

Cette interdiction d’exercer en privé prive donc ces médecins d’un revenu complémentaire que d’autres collègues, au sein même du système de santé, peuvent obtenir.

La conséquence la plus inquiétante reste cependant l’impact sur les patients. Moins de volontaires pour les heures supplémentaires signifie moins de couverture médicale, en particulier en dehors des heures normales de travail. «Après nos heures normales, nous rentrons chez nous. Ceux qui s’absentent ne sont pas remplacés. Résultat : le travail est retardé, et ce sont les patients qui en souffrent. La vie de certains dépend de ces gardes», explique un médecin. Nous avons tenté à plusieurs reprises de contacter le ministère de la Santé afin d’obtenir des explications sur ces retards de paiement. Jusqu’ici, nos démarches sont restées sans réponse. Cette absence de réaction ne fait qu’alimenter l’inquiétude et le sentiment d’abandon parmi les médecins. Si aucune solution n’est rapidement trouvée, la situation pourrait se détériorer davantage. Entre démotivation du personnel, heures supplémentaires non effectuées, et surcharge des services hospitaliers, c’est tout le système de santé publique qui risque d’être affecté.

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