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Gen Z Malagasy
«On ne peut accepter l’inacceptable»
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Gen Z Malagasy
«On ne peut accepter l’inacceptable»
Photo d'illustration.
La diaspora malgache suit les événements de près. Ali M., 27 ans, représentant du mouvement Gen Z Malagasy, installé depuis plusieurs années à Maurice, raconte avec gravité: «On ne peut accepter l’inacceptable. La population malgache est plongée dans le noir, les fournisseurs se renvoient la balle. Les gens vivent dans des conditions indignes.»
Les manifestations ne sont pas un simple mouvement d’humeur : elles sont «le fruit d’années de souffrance et de frustrations accumulées». Les coupures massives d’eau et d’électricité ont servi de détonateur fin septembre, déclenchant une vague de colère populaire. Les revendications ont pris une tournure politique, exigeant des enquêtes publiques, une meilleure gouvernance et la fin des pénuries qui étouffent le quotidien de millions de Malgaches.
La situation a basculé avec la mutinerie de l’unité d’élite CAP-SAT, une partie de l’armée ayant rejoint les manifestants. Ali M. affirme : «On ne va pas s’arrêter là. Le peuple attend maintenant la déclaration des militaires pour connaître la suite des actions.» Il suit les événements heure par heure, avec une attention particulière aux signaux politiques.
«Oui, on a vu cela dans la presse», réagit-il au sujet de la présence de l’ex-Premier ministre malgache et de six autres figures politiques sur le sol mauricien, avant d’ajouter : «Nous attendons la réaction des autorités.»
Il guette désormais la prise de parole du président Andry Rajoelina (NdlR, hier soir), contesté de toutes parts. «Beaucoup de choses doivent changer : davantage d’hôpitaux, davantage d’écoles, une gouvernance responsable. Le peuple n’en peut plus d’être exploité.»
Il confie vouloir rentrer à Madagascar dès la reprise des vols, dans deux à trois semaines espère-t-il, afin de s’impliquer directement sur le terrain: «On doit aussi attendre la déclaration des militaires pour que je puisse être présent là-bas.»
À ceux qui manifestent, il lance un appel à la mobilisation pacifique : «Levons-nous encore et faisons ce qu’il faut dans le respect, la responsabilité et dans l’unité.» Quant au régime : «On reste sur nos gardes. On ne peut pas crier victoire sans concessions.»
La jeunesse malgache en exil est plus que jamais déterminée à contribuer au destin de son pays.
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