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Nouvel indice de pauvreté pour de meilleures politiques sociales
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Nouvel indice de pauvreté pour de meilleures politiques sociales
La consultation de suivi avec les organisations non gouvernementales autour du futur Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (MPI) s’inscrit dans la continuité d’un premier échange organisé en octobre 2025 à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. L’objectif de cette démarche est de mettre en place de nouveaux outils pour mieux mesurer et comprendre la pauvreté, en allant au-delà du seul critère de revenus.
Le ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron a souligné que cette démarche vise à introduire «de nouvelles mesures et de nouveaux outils» pour mieux cerner la pauvreté dans le pays. Il a rappelé que plusieurs initiatives avaient déjà été mises en place par le passé. Il a évoqué notamment l’Integration and Empowerment Act, qui a permis la mise en place d’institutions comme le National Empowerment Foundation (NEF), tout en reconnaissant que ces dispositifs n’ont pas entièrement répondu aux besoins.
Pour Ashok Subron, le futur Indice de Pauvreté Multidimensionnelle représente une évolution nécessaire : «La pauvreté ne doit pas être vue uniquement sous l’angle monétaire», évoquant aussi les situations de privation liées à l’accès à l’éducation, aux soins de santé ou encore à l’eau potable.
Selon lui, ce nouvel outil permettra de mieux identifier les personnes et les régions vulnérables et d’orienter plus efficacement les politiques publiques. Il estime également que cette approche constitue une étape essentielle pour mieux répondre aux réalités sociales du pays.
Le ministre a par ailleurs souligné que la pauvreté demeure bien présente à Maurice. Il a évoqué les statistiques récentes indiquant que plus de 100 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté alors que le système actuel d’aide n’atteint qu’une partie d’entre elles. Pour lui, cette situation démontre la nécessité de revoir les critères existants et d’adopter une approche plus globale.
«Le point central reste le revenu»
Le syndicaliste Reeaz Chuttoo a déploré que les syndicats n’aient pas été invités à participer à cette rencontre, alors qu’ils estiment représenter une partie importante des personnes touchées par la pauvreté. Selon lui, une réunion avait déjà eu lieu auparavant entre les syndicats et Statistics Mauritius, mais leurs propositions n’auraient pas été suffisamment prises en compte. Il affirme notamment que la question de revenu, qu’il considère comme centrale dans l’analyse de la pauvreté, n’aurait pas été intégrée de manière adéquate dans l’indice proposé. «Quand on parle de pauvreté, le point central reste le revenu», a-t-il déclaré, estimant que cet aspect devrait occuper une place plus importante dans l’évaluation.
Reeaz Chuttoo a également indiqué que les syndicats avaient soulevé plusieurs points lors des discussions précédentes. Parmi eux figurent la prise en compte des travailleurs étrangers ainsi que l’accès à l’emploi, deux facteurs qu’il juge étroitement liés à la pauvreté. «Le syndicat représente les personnes pauvres et nous n’avons pas été invités», s’est-il désolé par ailleurs.
Le futur Indice de Pauvreté Multidimensionnelle vise à mesurer la pauvreté non seulement à travers les revenus mais aussi à travers d’autres dimensions comme les conditions de vie, l’éducation, la santé et l’accès aux services essentiels. Cette approche, déjà utilisée dans plusieurs pays, est actuellement adaptée au contexte mauricien. Le gouvernement voit dans cet indice un outil appelé à jouer un rôle important dans l’élaboration des politiques sociales, les discussions se poursuivent avec les différentes parties prenantes.
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