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Conférence de presse Rezistans ek Alternativ

«Nous restons dans l’attente de l’amendement constitutionnel»

4 octobre 2025, 15:25

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«Nous restons dans l’attente de l’amendement constitutionnel»

Rezistans ek Alternativ (ReA) a tenu une conférence de presse ce vendredi 4 octobre à Moka, autour d’un sujet d’actualité majeur : la lutte contre la drogue. Le point principal, une réforme complète du dialogue et des lois autour du sujet pour une approche plus axée sur les droits humains.

Le principal intervenant, Michel Chiffone, a dressé un constat alarmant sur la situation de la drogue dans le pays. Selon lui, la politique répressive menée depuis des années a échoué. «La guerre contre la drogue inn fail», a-t-il déclaré, ajoutant «enn sosiete san ladrog, li enn utopi».

Violence, corruption, discrimination, entre autres, sont les conséquences directes du fléau de la drogue. Il a cité, à titre d’exemple, le scandale des Reward Money qui secoue actuellement le pays. ReA propose d’adopter une politique basée sur la réduction des risques et les droits humains, plutôt que de s’en tenir à la seule répression. Chiffone a dénoncé les effets du marché noir, de la violence et de la corruption liés au trafic, tout en soulignant l’absence d’un accompagnement réel pour ceux qui veulent sortir de la dépendance. «Le système ne permet pas à une personne qui souhaite arrêter de se retrouver dans un environnement safe», a-t-il estimé.

Malgré la bonne initiative qu’a représentée la création du National Drug Enforcement Committee (NADEC), le militant a critiqué la lenteur du travail effectué. Placé sous la supervision d’un comité ministériel, le NADEC n’a pas réalisé de grands progrès même «apre 5 mwa, travay». «Fode ki komite-la zwenn ek donn bann guidelines», a-t-il maintenu. ReA a également interpellé le ministère de l’Éducation, l’invitant à ouvrir le dialogue sur la prévention de la drogue auprès des jeunes, en collaborant avec des organisations qui s’y connaissent. Le mouvement rappelle qu’il avait déjà mené des sessions de sensibilisation dans des écoles privées (le ministère d’avant avait refusé que de telles sessions soient faites dans les écoles publiques). «Nou espere ki nouvo minister-la pou ouver laport», a précisé Michel Chiffone. Selon ReA, impliquer le système éducatif est essentiel pour mieux informer les enfants. Le mouvement souligne également qu’il ne s’agit pas seulement de prévenir l’usage de drogues dès le plus jeune âge, mais aussi d’apprendre à gérer des situations critiques, par exemple, savoir comment réagir lorsqu’on est témoin d’un malaise causé par des substances telles que l’alcool ou les drogues.

Lors de la séance de questions avec la presse et dans la même lignée, ReA a réaffirmé sa position en faveur de la légalisation du cannabis – tout en reconnaissant que le processus pourrait d’abord passer par la dépénalisation. Selon le mouvement, cette mesure permettrait de mieux encadrer la consommation et de réduire l’attrait des drogues synthétiques, «vendues entre Rs 50 et Rs 100».

Interrogés sur la réforme électorale, les intervenants ont indiqué que ReA fera bientôt connaître sa position officielle, tout en rappelant qu’un accord existait déjà avec l’Alliance du changement pour séparer l’amendement constitutionnel lié à la déclaration ethnique du reste de la réforme électorale. Cet engagement, prévu dans un délai de six mois après les élections, n’a pas encore été respecté. ReA dit comprendre les priorités économiques actuelles, mais «reste dans l’attente» de cet amendement.

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