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«Finance Bill»

Navin Ramgoolam défend «des choix difficiles pour sauver le système»

1 août 2026, 11:00

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Navin Ramgoolam défend «des choix difficiles pour sauver le système»

Le Premier ministre Navin Ramgoolam a vigoureusement défendu, hier au Parlement, le Finance Bill et l’Economic and Financial Measures (Miscellaneous Provisions) Bill, adopté tard dans la soirée à 55 voix pour, 6 contre et 5 absents. Ces textes, selon lui, sont indispensables pour redresser les finances publiques, relancer la croissance et renforcer le contrat social mauricien.

Le chef du gouvernement a précisé que ces projets de loi poursuivent trois objectifs : assainir les finances de l’État, favoriser une croissance durable et consolider le modèle social du pays. Face aux critiques soulignant l’absence de certaines mesures budgétaires dans ces textes, il a répondu que «la grande majorité» d’entre elles peuvent être appliquées via les dispositions législatives et administratives existantes.

La réforme des pensions a dominé son intervention. «Ce gouvernement ne réforme pas seulement le système de pension. En réalité, nous sommes en train de le sauver», a-t-il déclaré, accusant l’équipe précédente d’avoir laissé «un système qui allait droit dans le mur».

Concernant l’abandon du Means test, vivement contesté, le PM a expliqué que le gouvernement a tenu compte des réactions de la population. Le principe était pourtant simple : les plus aisés devraient contribuer davantage. Il a néanmoins reconnu que ce retrait entraîne un manque à gagner de Rs 6,2 milliards. «Il faudra trouver cet argent ailleurs», a-t-il prévenu.

Navin Ramgoolam a rassuré les travailleurs exerçant des métiers pénibles, inquiets de devoir attendre 65 ans pour toucher la pension de vieillesse : des dispositions spécifiques sont prévues dans le Budget. Sur l’indexation des pensions, il a garanti que les prestations continueront d’être ajustées au coût de la vie, même si les modalités restent à définir.

Pour justifier ces réformes, le PM a dressé un constat alarmant de l’héritage économique : déficit budgétaire de 9,3 % du PIB, dette publique proche de 90 % du PIB et charges d’intérêts absorbant 12 % des recettes de l’État. Difficile, dans ces conditions, d’affirmer que «les caisses de l’État n’étaient pas vides».

Il a également défendu le Purchasing Power Shield, destiné à atténuer l’inflation grâce à des achats stratégiques par la State Trading Corporation. En conclusion, il a assumé des décisions impopulaires, privilégiant la vision à long terme plutôt que les gains politiques immédiats.

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