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Saga Ravatomanga
Nasser Bheeky maintient avoir dénoncé un trafic d’influence au PMO
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Saga Ravatomanga
Nasser Bheeky maintient avoir dénoncé un trafic d’influence au PMO
Les débats autour de la demande de libération sous caution de Nasser Bheeky se sont poursuivis, hier, le mardi 11 novembre, devant la cour de Port-Louis, dans le cadre de l’enquête ouverte par la Financial Crimes Commission (FCC) concernant l’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga et des soupçons de trafic d’influence.
Appelé à la barre pour être contre-interrogé par la FCC, Bheeky, a réaffirmé avoir signalé un possible cas de trafic d’influence au Prime Minister’s Office (PMO) avant de quitter le pays, à la mi-octobre.
Selon sa version, il aurait transmis ces informations au Deputy Prime Minister (DPM) Paul Bérenger, par l’intermédiaire d’un de ses conseillers, et aurait également évoqué l’implication présumée du directeur de la FCC dans cette affaire.
Confronté par le représentant légal de la FCC au fait qu’il n’a consigné une déposition formelle que le 24 octobre, soit plusieurs jours après ses «observations», Nasser Bheeky a répliqué d’un ton calme : «Mo ena drwa swazir kot mo anvi ale, mo drwa sa.»
La FCC a remis en cause cette chronologie, estimant que s’il était réellement soucieux de dénoncer une dérive, il l’aurait fait bien avant son arrestation.
L’avocat de la FCC a également rappelé un épisode controversé : un sac contenant un téléphone portable aurait été déposé à la clinique où séjournait Nasser Bheeky, par son gendre, selon les enquêteurs. Pour la poursuite, ces éléments tendent à démontrer que les allégations formulées contre la FCC viseraient à détourner l’attention et à protéger d’autres suspects cités dans l’affaire Ravatomanga.
La défense, menée par Mes Samad Goolamaully et Ashley Hurhangee, a, pour sa part, insisté sur le profil irréprochable du prévenu. Ils ont rappelé son long passé dans la fonction publique, son rôle d’ancien conseiller social auprès du ministre Shakeel Mohamed, et le fait qu’il aurait été chargé par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, d’assurer sa sécurité personnelle depuis plus d’une décennie, y compris lors de la dernière campagne électorale.
«Il a un domicile fixe, des attaches solides et une conduite exemplaire», ont plaidé ses avocats, soulignant que rien ne justifie une détention prolongée. Après plus d’une heure de débats, la magistrate Chrisinta Chavrimootoo a mis l’affaire en délibéré.
Le ruling est attendu ce vendredi 14 novembre, une décision cruciale qui déterminera si Nasser Bheeky pourra retrouver la liberté en attendant la suite de l’enquête.
Par ailleurs, plus tôt hier, Junaid Fakim, ancien commissaire de la FCC était aussi attendu en cour de Rose-Hill pour sa comparution. Cela n’a pas pu aboutir du fait que ses avocats ont contesté la présence du magistrat initialement désigné.
Toujours hospitalisé à la clinique Wellkin, il fait face à deux accusations provisoires : abus de fonction et violation de confidentialité, des faits présumés commis lors d’une réunion le 14 octobre dernier à Quatre-Bornes.
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