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Travail

Miniature Models Ltd : 60 employées dans l’attente de leur salaire

18 septembre 2026, 15:00

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Miniature Models Ltd : 60 employées dans l’attente de leur salaire

■ Les travailleuses de Miniature Ltd en compagnie de leur syndicaliste, Ashvin Gudday, à la Victoria House, Port-Louis, hier.

À Goodlands, l’angoisse de plus d’une soixantaine de travailleuses de Miniature Ltd est permanente. Après des décennies passées à peindre minutieusement des figurines et des maquettes destinées notamment à l’Allemagne, ces femmes se retrouvent aujourd’hui confrontées à une situation qu’elles jugent insoutenable : salaires en suspens, absence de production et chômage technique.

Certaines comptent plus de 40 années de service, dont une employée qui en affiche 44. En juin, Miniature Ltd célébrait ses 46 années d’existence à Goodlands. «Nous peignons des collections, des maquettes de films, comme La nuit au musée», racontent ces femmes, avec une certaine fierté. Elles travaillent notamment selon les horaires allemands et ont contribué, année après année, à faire tourner cette activité spécialisée. Mais depuis plusieurs mois, le quotidien a basculé.

Après juin, les employées affirment n’avoir reçu qu’une partie de leur salaire. Si juillet a été payé normalement, la situation s’est de nouveau dégradée en août. Les commandes se font rares et l’entreprise aurait engagé un inventaire alors que la production est à l’arrêt. «Nous pouvons faire l’inventaire, mais il n’y a pas de production», témoignent-elles. Depuis lundi, elles seraient ainsi placées en chômage technique. «Les enfants sont à l’école. Il y a les emprunts, les dépenses au magasin. On n’a même pas eu les Rs 500 de la Mauritius Revenue Authority», confient-elles.

Reza Uteem : «C’est inacceptable»

«Tous les jours, ils reportent les choses. Un officier nous renvoie vers un autre. On nous dit tout le temps qu’il y a une réunion», déplorent-elles. Des représentants du bureau du Travail se sont rendus sur place mardi. Les travailleuses attendent désormais des réponses concrètes. L’entreprise serait, selon leurs informations, sous administration depuis le 27 juillet.

Interpellé sur cette situation, le ministre du Travail, Reza Uteem, ne mâche pas ses mots : «C’est inacceptable qu’un administrateur fasse travailler les employées et ne paie pas leurs salaires». Selon le ministre, si l’administrateur savait que l’entreprise ne disposait pas des fonds nécessaires pour rémunérer les employés, il aurait dû mettre fin à leur emploi plutôt que de les faire travailler sans garantie de paiement. «Les faire travailler sachant qu’elles ne seront pas payées c’est une malhonnêteté pas possible», insiste Reza Uteem.

À la suite des requêtes formulées par les travailleuses, notamment après une rencontre avec le ministre du Travail, l’administrateur est convoqué mardi. L’objectif est de faire le point sur la situation et de déterminer la marche à suivre. «Suite aux requêtes faites, surtout à l’issue de la rencontre avec le ministre du Travail, ce dernier va évoquer la situation. L’administrateur sera convoqué mardi et nous aurons un feedback sur la marche à suivre», explique leur négociateur syndical, Ashvin Gudday. Pour lui, l’urgence est désormais de trouver une issue pour ces trabailleuses qui, dit-il, «ont beaucoup souffert».

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