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Man Utd et Chelsea, et on rechange les pilotes…
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Man Utd et Chelsea, et on rechange les pilotes…
Mayday, mayday. Crash en vue, crash en vue ! Les chasseurs d’élite Manchester United et Chelsea foncent droit dans le mur. Impact imminent… Boom ! Les pilotes Amorim et Maresca ont été éjectés à temps mais, une fois de plus, la mission a échoué. Fiasco total. L’horizon est sombre et brumeux. L’avenir des plus incertain.
Les supporters n’ont que leurs yeux pour pleurer, mais c’est surtout le cœur qui souffre. Endurer leur spleen en silence, tel est leur destin. L’argent ne fait pas le bonheur… Ou plutôt ne fait plus LEUR bonheur ! A Chelsea, il a toujours coulé à flot depuis le départ de Ken Bates et l’arrivée de Roman Abramovich. Du temps de l’oligarque russe, les titres s’amoncelaient comme des perles et changer d’entraîneur comme de chemise n’offusquait personne.
Chelsea était même réputé pour ça ! Virer le boss en cours de saison, et finir avec un titre quand même, au nez et à la barbe de ses détracteurs, était devenu une habitude. Aujourd’hui, ça ne marche plus. Le ressort est cassé. Les Blues ont toujours la fièvre acheteuse, mais leur boulimie des mercatos ne fait plus d’eux des cadors capables de dominer leur championnat. Acheter les joueurs les plus chers du moment n’est plus un gage de réussite…
A Manchester United, l’argent ce n’est pas ce qui manque non plus. Les Glazer - et aujourd’hui Sir Jim Ratcliffe pourraient rétorquer : «on n’a plus de grands résultats comme avant, so what ? Le business tourne. Le stade est toujours plein. Les maillots s’arrachent comme des petits pains. La vie est belle. Les profits sont là.» Or, le grand Manchester United est hélas devenu une vache à lait. Une machine à traire les supporters, qui continuent à payer leur place rubis sur ongle et acheter les produits dérivés par amour pour leurs couleurs... Leurs dirigeants le savent et en abusent.
A chaque été, quasiment, c’est le grand chambardement : «il faut virer Pogba, Garnacho, Rashford ce sont des têtes de turc qui n’en font qu’à leur tête !», «des paresseux qui auraient bien besoin d’un coup de pied dans le derrière façon Sir Alex pour filer droit…» Les supporters auront beau rouspéter. Les joueurs qu’ils critiquent auront beau partir. Rien ne change au final.
Souvent, les mêmes qui ont été jeté avec l’eau du bain reviennent même narguer leurs anciens suiveurs dans les ‘headlines’ sportives : ‘Romelu Lukaku plante but sur but à l’Inter’, ‘Scott McTominay élu meilleur joueur de Série A’ ou encore ‘Antony, le super flop à 95 millions, qui fait un malheur en Liga au Real Bétis de Séville’. A croire que quitter les Red Devils devient un futur gage de réussite sur son CV de footballeur !
Au-delà de tout ça, c’est le manager qui trinque. Depuis 2013 et la fin de l’ère Ferguson, United a certes gagné quelques titres, mais n’est plus le club dominant qui faisait trembler tout le monde du temps des Fergie Babes. 10 entraîneurs se sont succédés, en comptant les intérimaires, sans résultat.
Balancer Ruben Amorim est-elle la meilleure solution après avoir échoué lamentablement avec Erik ten Hag ? Alors que le coach était aimé de ses joueurs et que le jeu s’améliorait malgré les blessures et les départs à la CAN ? L’absence d’une stratégie à long terme semble être l’un des problèmes du vaisseau mancunien, qui aurait pu miser sur des vieux briscards qui ont déjà tout gagné ou sur des jeunes qui ont faim.
Amorim semblait sur la bonne voie, avec la nouvelle vague de joueurs, mais a tout gâché en s’appuyant sur une arrière garde constituée de Casemiro, Fernandez et Shaw. Ce qui l’a contraint à faire jouer des joueurs qui n’ont pas porté l’équipe vers le haut comme attendu.
Si la victoire contre Liverpool en septembre a pu donner l’illusion à certains que MU allait mieux, il ne faut pas oublier que l’élimination prématurée contre le petit poucet Grimsby fin août, au 1ᵉʳ tour de la League Cup, était aussi symptomatique et annonciateur des contre-performances à venir, dans la foulée de la défaite en finale de l’Europa League contre Tottenham et l’infâme 15ᵉ place de la saison dernière. Man Utd enregistre son pire ratio de points et de victoires sous Amorim. Ce pilote-là sera-t-il regretté par les fans ?
A Chelsea, ce n’est pas mieux ! La victoire à la Coupe du monde des clubs était aussi une victoire en trompe l’œil. Néanmoins, la mise à pied d’Enzo Maresca interpelle plus que celle d’Amorim. S’il est parti au clash ouvertement avec sa direction comme le Portugais, son parcours n’est pas ridicule.
Parmi les managers permanents qui se sont succédés chez les Blues sous la présidence de Todd Boehly, Enzo Maresca est même le meilleur avec 61,1% de victoires en 90 matchs. Faisant mieux que Thomas Tuchel 42,8% (7 matchs), Graham Potter 38, 7% (31 matchs) et Mauricio Pochettino 53% (51 matchs). Mais il n’avait plus les coudées franches avec sa direction et se trouve même considéré comme un des candidats valables pour le projet Manchester United, qui a clairement besoin d’un homme d’expérience…

Le Chelsea Football Club n’a pas mis longtemps a désigner son nouvel entraîneur en nommant hier Liam Rosenior jusqu’en 2032. Chelsea a donc puisé son coach à Strasbourg, qui fait partie de sa multipropriété BlueCo, et qui agit comme son équipe réserve. N’en déplaise aux supporters alsaciens qui sont les dindons de la farce alors que le nouveau Strasbourg, alimenté par les pépites non utilisées par le club londonien, faisait plaisir à voir en Ligue et en Conference League. Rosenior réussira-t-il là ou tant de techniciens se sont cassés les dents ? A voir, mais il devrait y avoir du spectacle sur le terrain et un système avec trois défenseurs…
Du côté de Man Utd, c’est l’ancien du club Darren Fletcher qui assurera l’intérim ce soir. Un entraîneur intérimaire sera ensuite nommé pour gérer la fin d saison. Et un manager permanent sera suivi pour la saison prochaine. Valeur du jour, Ole Gunnar Solskjaer a proposé de s’occuper de l’équipe jusqu’à la fin de saison et ça ressemble à une très bonne idée ! Rosenior et ‘Ole at the wheel’ : deux pilotes plutôt sexy pour un nouveau décollage sur l’impitoyable piste aux étoiles de la Premier League. Vu le séisme qui secoue ces deux cadors anglais, il y a fort à parier que Liverpool ne se débarrassera pas d’Arne Slot aussi tôt que ne le croit la vox populi…
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