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Absent en cour
Mamy Ravatomanga, toujours admis en clinique, repond à la FCC via des affidavits
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Absent en cour
Mamy Ravatomanga, toujours admis en clinique, repond à la FCC via des affidavits
Mamy Ravatomanga était attendu ce jeudi après-midi devant le tribunal de Port-Louis Sud pour les débats concernant sa remise en liberté conditionnelle, mais il n’a pu se présenter pour des raisons de santé. La demande de remise en liberté conditionnelle a donc été renvoyée au 27 novembre, la cour tenant compte des recommandations médicales pour deux semaines de repos. À noter qu’il répond à la Financial Crimes Commission (FCC) via des affidavits.
L’état de santé de Mamy Ravatomanga reste sous surveillance étroite, comme l’ont souligné lors de l’audience son cardiologue, le Dr Aniffkhan Yearoo de Premier Care, et le Dr Sorefan de l’hôpital Victoria. L’homme d’affaires avait été admis aux soins intensifs de la Cardiac Unit le 7 novembre, après un transfert depuis le Vacoas Detention Centre et l’hôpital Dr A.G. Jeetoo, et avait subi le 10 novembre une intervention pour l’une de ses deux artères obstruées.
L’équipe légale de Ravatomanga, dirigée par Mᵉ Siddhartha Hawoldar, a retiré pour l’instant la motion de radiation des charges, précisant que cette option pourrait être envisagée après l’obtention d’une remise en liberté conditionnelle. L’homme d’affaires fait face à deux accusations provisoires : blanchiment d’argent et entente délictueuse.
Par ailleurs, Mamy Ravatomanga a déposé deux affidavits à l’attention de la FCC afin de répondre aux interrogations persistantes et clarifier certains points soulevés par l’enquête, sa santé fragile motivant cette démarche exceptionnelle. Les détails de ces affidavits ne sont pas encore connus.
Dans un dossier parallèle, sa requête visant à modifier l’ordre de gel de ses avoirs a été appelée le 19 novembre en chambres à la Cour suprême, toujours en son absence. Ses représentants légaux ont demandé un assouplissement du gel de ses avoirs à Maurice afin qu’il puisse couvrir ses dépenses, notamment médicales. L’affaire a été renvoyée au 3 décembre pour permettre à la FCC de présenter sa position.
La FCC a rappelé lors de cette séance que l’enquête ouverte le 13 octobre concerne des soupçons de corruption, blanchiment d’argent, détournement de fonds publics et trafic de bois précieux, impliquant Ravatomanga et ses sociétés. Selon la commission, l’homme d’affaires serait le bénéficiaire d’un réseau complexe de sociétés locales et internationales, avec des flux financiers conséquents sur des comptes mauriciens.
L’organisme a également souligné que l’arrestation de Ravatomanga le 24 octobre et ses inculpations provisoires à Port-Louis ne sont pas affectées par un classement sans suite en France, justifiant le maintien du gel pour éviter toute dissipation des fonds visés par l’enquête.
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