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Insecte ravageur
L’inquiétante prolifération du «Hog plum beetle»
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Insecte ravageur
L’inquiétante prolifération du «Hog plum beetle»
■ Signalé pour la première fois dans l’île en 2025, le «Hog plum beetle» suscite des inquiétudes chez les habitants.
Plusieurs publications de ce week-end sur les réseaux sociaux ont mis en lumière la présence du Hog plum beetle, un insecte qui suscite l’inquiétude de nombreuses personnes. À travers différentes plateformes locales, des témoignages font état de dégâts observés sur des plantes fruitières, en particulier le fruit de Cythère.
«Cette bête a envahi ma cour», raconte une habitante sur la page Vacoas/Phoenix/ Curepipe, cherchant des solutions pour s’en débarrasser. Sur la page Zenfant Bois Chéri, un autre internaute affirme que l’insecte «détruit tout» dans son jardin. Des plaintes similaires ont été recensées dans des régions comme Vacoas et Moka où certains habitants s’interrogent sur la rapidité de la réponse des autorités face à cette situation.
Sollicité, le service agricole du ministère de l’Agro-industrie a apporté des précisions. Le Podontia quatuordecimpunctata, connu sous le nom de Hog plum beetle, a été identifié pour la première fois dans l’île, le 17 mars 2025, à Gentilly, Moka, où il se nourrissait des feuilles du prunier de Cythère (Spondias dulcis). Originaire d’Asie du Sud-Est, cet insecte peut être contrôlé par différentes méthodes.
Parmi les solutions évoquées figurent l’utilisation du champignon Beauveria bassiana (white muscardine fungus), l’introduction de prédateurs naturels comme certaines punaises, ainsi que l’usage d’insecticides en cas d’infestation sévère. Des produits à base de neem ou encore le Lambda cyhalothrin sont également recommandés dans des proportions précises.
Par ailleurs, les autorités envisagent des solutions à plus long terme. Les Agricultural Services travaillent en collaboration avec l’organisation internationale CABI afin d’identifier des prédateurs pouvant être introduits à partir de l’Asie. L’objectif est de lutter efficacement contre ce ravageur, tout en veillant à ne pas perturber l’écosystème local.
«Nous devons nous assurer que le prédateur introduit ne constitue pas une menace pour les insectes bénéfiques à Maurice», précise-t-on du côté des autorités. Des études de surveillance sont actuellement en cours pour évaluer la présence éventuelle de prédateurs naturels sur le territoire.
En attendant des mesures définitives, la vigilance reste de mise chez les particuliers comme chez les professionnels de l’agriculture.
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