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Blanchiment allégué et villas inachevées
Liberté refusée à Chetan Purmanund, son jumeau toujours introuvable
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Blanchiment allégué et villas inachevées
Liberté refusée à Chetan Purmanund, son jumeau toujours introuvable
Moins de 24 heures après son interpellation, Chetan Purmanund a comparu ce samedi 4 avril devant la Bail and Remand Court, où la Financial Crimes Commission (FCC) a contesté sa demande de remise en liberté conditionnelle, invoquant possibles interférences avec des témoins et co-suspects, probabilité de fuite et de falsification de preuves. Le tribunal a suivi ces objections, maintenant le directeur de société en détention pendant que l’enquête se consolide.
Le dossier porte sur des soupçons de blanchiment liés à des flux financiers transitant par des entités immobilières, dont Venezis Real Estate Ltd, entre avril et août 2022, qui sont passés au crible, la FCC cherchant à établir l’origine et la destination de montants importants ainsi que d’éventuels circuits de dissimulation. Des perquisitions ont permis la saisie de documents et d’effets jugés pertinents pour la traçabilité des transactions. Parallèlement, le frère jumeau du suspect, Chetraj Purmanund, considéré comme un maillon clé, est activement recherché et reste introuvable. Les autorités soupçonnent une organisation à deux têtes, chaque frère opérant via des structures distinctes mais évoluant dans des schémas commerciaux similaires, avec des responsabilités potentiellement imbriquées. En arrière-plan, de nombreuses plaintes d’acquéreurs alimentent l’enquête. Des particuliers, dont des Mauriciens de la diaspora, affirment avoir investi plusieurs millions de roupies dans des projets de villas et duplex vendus sur plan.
Le projet «Invictus Villa» à Calodyne est fréquemment cité : livraisons repoussées à répétition, logements remis inachevés, voire absence d’infrastructures essentielles. Certains acheteurs disent avoir payé la quasi-totalité du prix sans obtenir un bien habitable. Des témoignages auprès de la FCC évoquent aussi des pratiques contestées, notamment des prolongations de délais justifiées par des motifs jugés peu crédibles, ainsi que des arrangements entre promoteur et constructeur liés aux mêmes intérêts, soulevant des questions de gouvernance.
Dans plusieurs cas, l’accès aux propriétés aurait même été restreint avant d’être finalement ouvert sur des chantiers à l’abandon. Du côté de Chetraj Purmanund, opérant via une autre société immobilière, des situations comparables sont décrites : constructions stoppées à mi-parcours, paiements substantiels déjà effectués, et absence de réponses malgré des mises en demeure. Des plaintes remontant à 2023 ont été consignées auprès de la police et de la FCC.
Les enquêteurs s’attachent désormais à relier ces opérations immobilières aux soupçons de blanchiment, en retraçant les flux et en identifiant d’éventuels bénéficiaires. La priorité immédiate reste l’arrestation du jumeau recherché et la préservation des preuves dans une affaire appelée à connaître de nouveaux développements.
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