Publicité
Confidentiels
L'express leaks du dimanche 8 mars au vendredi 13 mars 2026
Par
Partager cet article
Confidentiels
L'express leaks du dimanche 8 mars au vendredi 13 mars 2026
Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.
Maurice sur l’échiquier
Le Moyen-Orient s’embrase, le détroit d’Ormuz rappelle au monde combien les routes maritimes restent vitales. La géopolitique, longtemps reléguée aux marges des débats, revient brutalement au centre du jeu. Dans ce contexte, les propos de l’historien et ancien diplomate Olivier Hein résonnent avec une acuité particulière. Dans un entretien à paraître demain, l’auteur de Star and Key rappelle que Maurice n’a jamais vraiment quitté l’échiquier stratégique de l’océan Indien. L’île a longtemps cultivé une diplomatie d’équilibre entre puissances rivales. Mais à l’heure où les rivalités se durcissent, une question s’impose : cette agilité suffira-t-elle encore ?
Tableau d’honneur
En 2001, Paul Bérenger, alors vice-Premier ministre et ministre des Finances dans le gouvernement de sir Anerood Jugnauth, recevait la plus haute distinction de l’État : le GCSK, pour ses «exceptional and distinguished services». 25 ans plus tard, le Mouvement militant mauricien (MMM) réapparaît au tableau d’honneur des décorés du 12 mars. Cette fois, Navin Ramgoolam a choisi de décerner la même distinction à Rajesh Bhagwan. Dans certains cercles militants, la lecture est déjà politique : difficile, après une telle reconnaissance, d’imaginer Bhagwan quitter le gouvernement en cas de rupture entre le Parti travailliste et le MMM.
Un honneur… qui pourrait aussi être un message.
Une carotte au goût amer
Pour le suivre dans l’opposition, son leader lui aurait promis deux trophées : leader de l’opposition et leader du parti. Une offre généreuse. Sur le papier. Mais la carotte aurait un goût amer. Ce ministre, réputé pour son calme et son sourire, ne serait pas dupe. Il l’aurait confié à ses proches : mieux vaut parfois garder son siège que courir après des promesses.
Taxis : modernisation ou rente ?
Officiellement, le ministère des Transports parle de simples «consultations» sur les plateformes de réservation de taxis en ligne. Officieusement, le sujet agace. Selon ce qui se murmure après une réunion réunissant la National Land Transport Authority, la Tourism Authority, l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice et d’autres acteurs du secteur, une majorité de chauffeurs ne verrait pas d’un mauvais œil l’arrivée — ou la régularisation — d’applications comme Uber. Beaucoup y voient une chance de moderniser la profession. Mais une petite frange — notamment parmi les taxis d’hôtels et d’aéroport — tenterait de freiner le mouvement. Officiellement : sécurité et régulation. Officieusement : la défense de positions très lucratives. La vraie question reste entière : que cherchent-ils vraiment à protéger ?
Esprit caritatif
La Clinique mauricienne, longtemps associée au projet philanthropique de sir Edgar Laurent, pourrait bientôt changer de cap. Selon plusieurs sources, l’établissement se dirigerait vers une forme de privatisation dans le cadre des discussions visant à relancer ses activités. Particularité du processus : il ne serait pas passé par un appel d’offres ouvert, mais par un «selected bidding exercise». Officiellement, rien n’est confirmé. En coulisses, plusieurs scénarios circulent déjà pour redonner un souffle à cette institution historique, conçue à l’origine comme une alternative entre l’hôpital public et les cliniques privées. Reste une interrogation : le nouvel élan préservera-t-il l’esprit caritatif qui avait présidé à sa naissance ?
EDB : le Deputy CEO interpelle
La question du renouvellement du contrat de Sachin Mohabeer, Deputy CEO de l’Economic Development Board (EDB), devrait alimenter les débats lors de la reprise des travaux parlementaires mardi prochain. Le député travailliste Raviraj Beechook demandera au Premier ministre des précisions sur ce renouvellement. Lors d’une réunion du conseil d’administration de l’EDB tenue le 9 mars dernier, les administrateurs ont décidé de prolonger son contrat d’une année en raison de plusieurs dossiers en suspens. La proposition initiale soumise au board portait sur un renouvellement de trois ans, mais l’on a finalement tranché pour une prolongation d’un an. Sachin Mohabeer aurait obtenu le soutien d’un membre de l’alliance gouvernementale, alors qu’il était perçu comme proche de l’ancien régime… Quant au CEO, son affectation à Bruxelles se confirme, dit-on aux Affaires étrangères. Mahen Kundasamy aurait des dossiers à traiter en Europe, de concert avec Brian Glover (Genève), Rajesh Jeetah (Londres) et Joël Rault (Paris). On miserait sur son expérience et son réseau.
L’énigme de la leptospirose
Un chiffre circule depuis quelques jours dans les couloirs du ministère de la Santé et suscite des interrogations discrètes. Selon des données présentées lors d’une réunion de travail vendredi dernier, Maurice a enregistré 12 cas de leptospirose pour 3 décès, soit un taux de mortalité d’environ 25 %. À quelques centaines de kilomètres de là, La Réunion recense 75 cas pour un seul décès, soit à peine 1,3 %. La comparaison, glissée presque incidemment dans les échanges, n’a pas manqué de faire lever quelques sourcils. Comment expliquer un tel écart entre deux territoires voisins, exposés à des conditions climatiques similaires et à une maladie bien connue dans les régions tropicales ? La leptospirose, infection bactérienne transmise notamment par l’urine de rats dans l’eau ou la boue contaminées, peut provoquer de simples fièvres mais aussi des formes graves touchant les reins ou les poumons. Diagnostiquée tardivement, elle peut être mortelle. Plusieurs hypothèses circulent déjà : diagnostic trop tardif, différences dans les protocoles hospitaliers, détection plus large des cas bénins à La Réunion, voire circulation de souches bactériennes différentes. Lors de la réunion, le Dr K. Pauvaday, Senior Adviser au ministère, aurait suggéré qu’une analyse plus approfondie soit menée. L’idée serait notamment de comparer les pratiques médicales et les souches bactériennes entre les deux îles. Pour l’instant, officiellement, personne ne parle d’alerte. Mais la question commence à intriguer sérieusement certains spécialistes.
Bois de santal
Les langues se délient au sujet d’Avinash Luchoo, surnommé Poum. Il aurait été protégé par un ancien ministre, aujourd’hui décédé. C’est ce dernier qui lui aurait donné un coup de pouce en lui accordant un permis pour commercialiser le bois de santal. Les autorités seraient du reste à la recherche d’un important stock de ce bois précieux.
Publicité
Publicité
Les plus récents