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Mondial-2026
L'Espagne au sommet du monde pour la deuxième fois de son histoire
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Mondial-2026
L'Espagne au sommet du monde pour la deuxième fois de son histoire
Ferran Torres après son but pour l'Espagne en finale de la Coupe du monde contre l'Argentine. © AFP
L'Espagne a décroché sa deuxième étoile. Au terme d'une finale âpre et disputée au MetLife Stadium, la Roja a dominé l'Argentine en prolongation (1-0) grâce à un but de Ferran Torres (106ᵉ), remportant son deuxième titre mondial seize ans après le sacre de 2010. Les champions d'Europe sont désormais également champions du monde.
Deux géants se neutralisent
Luis de la Fuente avait reconduit son onze type — Rodri, Fabián Ruiz et Dani Olmo au milieu, Baena, Lamine Yamal et Oyarzabal en attaque. Lionel Scaloni avait procédé à quelques ajustements, avec le retour de Rodrigo De Paul, la présence de Nico González et le choix de Montiel en défense droite.
La finale a débuté sur un rythme mesuré, les deux équipes se disputant la possession dans de longues séquences. Yamal a signé la première occasion d'un tir contré capté par Emiliano Martínez (5ᵉ). On sentait l'Espagne légèrement supérieure, Rodri dominant rapidement le milieu de terrain, mais l'Argentine défendait bien et coupait régulièrement le jeu par des fautes stratégiques. L'état médiocre de la pelouse n'aidait pas, provoquant des imprécisions inhabituelles des deux côtés. Oyarzabal (39ᵉ) et Cucurella (43ᵉ) ont tenté leur chance sans succès. Score nul à la pause, malgré une domination espagnole dans le jeu.
L'Argentine résiste, Martínez est héroïque
La seconde période a confirmé la supériorité collective espagnole, sans pour autant débloquer la situation. Baena (46ᵉ), Oyarzabal, Cucurella (55ᵉ), Olmo (63ᵉ), Torres de la tête (67ᵉ), Pedri (76ᵉ), Cubarsí (77ᵉ) et Laporte (81ᵉ) ont tous buté sur un Emiliano Martínez souverain. Les deux vedettes de la rencontre — Lamine Yamal et Lionel Messi — sont restées discrètes, bien muselées par leurs vis-à-vis respectifs. L'Argentine, qui n'a pas tiré une seule fois en première période, a joué sur la gestion et le contre sans jamais vraiment inquiéter Unai Simón.
La situation s'est compliquée pour les champions du monde avec les blessures de Lisandro Martínez, remplacé par Otamendi avant la pause, puis de Romero en cours de match. Enzo Fernández a aggravé le cas argentin en écopant d'un deuxième carton jaune dans le temps additionnel (90ᵉ+3), laissant les siens à dix pour les prolongations.
Torres délivre l'Espagne
En supériorité numérique, l'Espagne a logiquement pris le contrôle des prolongations. Martínez a sorti un arrêt exceptionnel sur une tête de Nico Williams (93ᵉ), avant qu'un but du même joueur ne soit annulé pour une faute de Merino sur Otamendi (97ᵉ). Merino a ensuite frôlé le poteau gauche de la tête sur un centre de Williams (103ᵉ).
La délivrance est venue dès le début de la deuxième période des prolongations. Sur un centre de Porro au second poteau, Nico Williams a remis de la tête en retrait et Ferran Torres a propulsé un missile sous la barre pour ouvrir le score (106ᵉ, 1-0). L'Argentine a poussé dans les dernières minutes pour égaliser, se procurant plusieurs situations chaudes, mais l'Espagne a tenu bon jusqu'au coup de sifflet final.
La Roja peut désormais broder une deuxième étoile sur son maillot. Oyarzabal, buteur décisif tout au long du tournoi, termine meilleur buteur de la compétition. Et la fameuse photo de Messi enfant avec un bébé qui n'était autre que Lamine Yamal restera comme l'une des images symboliques de ce Mondial-2026 — une belle métaphore du passage de témoin entre deux générations du football mondial.
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