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Eau

Les réservoirs de l’île mieux remplis mais la prudence reste de mise

9 novembre 2025, 08:30

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Les réservoirs de l’île mieux remplis mais la prudence reste de mise

■ Le mois d’octobre a été sec et les pluies tant attendues pourraient se faire désirer jusqu’à la deuxième quinzaine de décembre.

Après des mois de sécheresse l’été dernier, la situation hydrique du pays est suivie de près. Les dernières données de la Water Resources Commission démontrent une hausse du niveau d’eau dans la plupart des réservoirs, une évolution rassurante à l’approche de cet été. Mais les autorités restent prudentes. Le mois d’octobre a été sec et les pluies tant attendues pourraient se faire désirer jusqu’à la fin de décembre.

Selon les données de la station météorologique de Vacoas publiées le vendredi 7 novembre, les conditions atmosphériques sèches ont dominé en octobre, avec seulement 35 mm de précipitations, soit 48 % de la moyenne à long terme. Le plateau central a reçu 59 mm de pluie, représentant 57 % de la normale, tandis que l’Ouest n’a enregistré aucune précipitation.

Malgré ce contexte, les réservoirs affichent des taux de remplissage plus élevés qu’à la même période l’an dernier. Au vendredi 7 novembre, leur capacité moyenne atteignait 74,2 %, contre 54,8 % à la même date en 2024.

Mare-aux-Vacoas, le plus grand réservoir, est rempli à 74,6 %, contre 59,5 % l’an dernier. Midlands Dam suit de près, passant de 53,3 % à 79,6 %, tandis que Bagatelle progresse jusqu’à 82,9 %. La Ferme, Mare-Longue et Piton-du-Milieu affichent également une nette amélioration, avec des taux de remplissage atteignant respectivement 58,7 %, 85,4 % et 68,2 %, contre 35,4 %, 66,9 % et 50,5 % à la même période en 2024. Seule La Nicolière recule légèrement, à 46 % contre 49,8 % un an plus tôt.

Parallèlement, pour l’été 2025/2026, les météorologues annoncent que le début des précipitations pourrait être la deuxième quinzaine de décembre. Les épisodes pluvieux seront intenses, mais de cour te durée pouvant entraîner des inondations localisées.

Sur la période de novembre à janvier, la pluviométrie moyenne devrait atteindre 72 % de la normale, le cumul des précipitations pour novembre, décembre et janvier 2025 étant prévu en deçà de la normale. Soit environ 60 mm en novembre, 115 mm en décembre et 210 mm en janvier. À l’échelle de l’été, le cumul attendu est de 1 150 mm, soit 85 % de la moyenne saisonnière.

Pas d’inquiétude

Pour l’hydrologue Farook Mowlabucus, le caractère sec du mois d’octobre n’a rien d’inhabituel. «Octobre est traditionnellement le mois le plus sec de l’année», rappelle-t-il. Il ajoute que novembre reste généralement un mois sec, même si les pluies observées ces derniers jours pourraient être un signe encourageant. «Espérons que ces averses annoncent de bonnes précipitations», dit-il.

Concernant le retard prévu des pluies estivales, l’hydrologue estime qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. «Si les pluies s’installent à partir de la deuxième quinzaine de décembre, voire début janvier, cela reste dans la normale. Il est même déjà arrivé qu’elles commencent en février», souligne-t-il.

En attendant, la prudence reste de mise. Farook Mowlabucus estime que les autorités doivent veiller à une gestion rigoureuse des ressources hydriques et mettre en place les mesures de précaution nécessaires pour gérer les ressources disponibles jusqu’à l’arrivée effective des pluies, comme cela avait été fait lors de la dernière période de sécheresse. Abordant la question des fuites d’eau, il insiste sur la vigilance nécessaire. «En période de sécheresse, pas une goutte ne doit être perdue.»

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