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World Knits

Les employés ne travailleront pas tant que les salaires ne seront pas payés

4 septembre 2026, 18:00

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Les employés ne travailleront pas tant que les salaires ne seront pas payés

Le ras-le-bol a atteint son paroxysme à World Knits Ltd. Toujours en attente de leurs salaires de juillet et d’août, des employés ont décidé jeudi de ne plus travailler tant qu’ils ne seront pas rémunérés. Entre colère, larmes et détresse, le syndicat tire la sonnette d’alarme.

Leur représentant syndical, Fayzal Ally Beegun, demande à l’administrateur de la compagnie, Rajeev Basgeet, d’accélérer les démarches afin de débloquer la situation : «Ces personnes ont travaillé. Elles ont droit à leur salaire et ne peuvent plus attendre.»

La rencontre entre les employés et leur syndicat a donné lieu à des témoignages émouvants. Selon Fayzal Ally Beegun, plusieurs travailleurs ont éclaté en sanglots en racontant leurs difficultés. L’histoire d’une employée l’a particulièrement marqué. «Elle m’a confié qu’elle en était arrivée à manger du pain rassis. Pourtant, elle a travaillé tout le mois comme ses collègues», raconte-t-il.

Le syndicaliste dénonce également une situation qu’il juge incompréhensible : certains salariés auraient été payés, d’autres seulement en partie, tandis que plusieurs attendent toujours leur rémunération. «Comment ne pas créer un sentiment d’injustice ?»

Au-delà des difficultés financières, le représentant syndical s’inquiète de l’impact humain de cette crise. Il rapporte le témoignage d’un père de famille qui lui aurait confié envisager le pire en raison des dettes accumulées. Pour Fayzal Ally Beegun, ces travailleurs ont besoin d’un soutien psychologique, mais aussi d’une réponse rapide des autorités. Il regrette qu’aucun mécanisme d’urgence ne protège réellement les salariés lorsqu’une entreprise est placée sous administration.

Le syndicaliste estime toutefois que l’administrateur, Rajeev Basgeet, tente de préserver l’avenir de World Knits en recherchant activement un repreneur. «Il veut sauver l’entreprise plutôt que la liquider», affirme-t-il. En attendant, les employés restent mobilisés.

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