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Journée mondiale de la radio
Les auditeurs ont la parole
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Journée mondiale de la radio
Les auditeurs ont la parole
■ Conducteur de bus : «La radio rend les trajets plus agréables et met de la musique dans nos journées.»
Chaque année, le 13 février, le monde célèbre la Journée mondiale de la radio, proclamée par les États membres de l’UNESCO en 2011 et adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2012. Cette journée met en lumière un média qui continue de jouer un rôle essentiel dans nos vies : informer, éduquer et rapprocher les gens. Malgré les avancées technologiques et l’essor des réseaux sociaux, c’est un média simple, accessible et efficace pour rester connecté au monde. En période de crise, comme lors des cyclones ou autres situations d’urgence, elle peut même sauver des vies en diffusant rapidement des consignes importantes.
À Maurice, la radio fait véritablement partie du quotidien. Beaucoup de personnes l’écoutent dès le réveil pour se mettre au courant des dernières nouvelles avant de commencer la journée. D’autres la mettent en route dans la voiture, sur le chemin du travail, pour rester informés ou pour se distraire des embouteillages. À la maison aussi, elle occupe une place spéciale : certains l’écoutent en faisant le ménage, en cuisinant ou simplement pour créer une ambiance. La programmation musicale fait parfois chanter et même danser, et pour beaucoup, la radio aide à sourire et à oublier les soucis pendant un moment.
Aujourd’hui, la radio continue d’évoluer avec le streaming et les podcasts, touchant un public encore plus large. Pourtant, sa mission reste la même : donner une voix, raconter des histoires et rapprocher les gens. À l’occasion de cette Journée mondiale de la radio, nous avons demandé à quelques Mauriciens – «radio gagas» comme dirait le groupe Queen – ce que représente ce média pour eux.
Compagnon de solitude
Marie, 65 ans, habitante de Quatre-Bornes, qui vit seule, confie que la radio est sa compagne de tous les jours. Son poste est branché du matin au soir. «Quand j’écoute la radio, je ne me sens pas seule», explique-t-elle avec douceur. Les voix des animateurs, la musique et les programmes lui tiennent compagnie, et rythment ses journées. Un peu timide, elle a préféré ne pas apparaître en photo, mais son témoignage montre à quel point la radio peut apporter du réconfort.
Un pont entre humains
Pour Rughoobeer Bhavish Varma, dispensing optician et professionnel du monde des affaires, la radio est bien plus qu’un simple fond sonore. «C’est un compagnon, un guide et un enseignant silencieux», dit-il. Entre responsabilités professionnelles et déplacements, il apprécie ce média qui lui permet de rester informé sans interrompre ses activités. La radio diffuse des nouvelles, des débats, de la culture et de la musique tout en laissant chacun continuer sa journée. Il souligne aussi une force particulière de la radio : sa capacité à transmettre la connaissance uniquement par la voix. «Dans mon métier, la vision est essentielle. Pourtant, la radio nous rappelle que l’on peut comprendre et apprendre même sans voir», explique-t-il. Pour lui, dans un monde numérique en constante évolution, la radio reste un pont entre les personnes et les communautés.

Un objet créatif
De son côté, Collin Liro Christopher, artiste, sportif et fondateur du mouvement CALM (Cool à l’île Maurice), entretient aussi un lien très personnel avec la radio. Passionné, il a même fabriqué son poste à partir de pièces de moto recyclées. «C’est ma première radio et cela fait déjà cinq ans qu’elle fonctionne», racontet-il avec fierté. Il y a intégré le Bluetooth pour le rendre encore plus moderne. Partout où il l’emmène, l’appareil attire la curiosité et met de l’ambiance. Un garçon surnommé Tibout adore danser dès qu’il entend de la musique s’en échapper. Dans les bus aussi, passagers, chauffeurs et contrôleurs apprécient cette touche musicale qui rend les trajets plus agréables. Son initiative montre que la radio peut aussi être un symbole de créativité et de partage.
Des ondes colorées
Pour Kushal Awatarsing, la radio est «comme un partenaire de vie». Toujours présente, elle offre différentes émotions selon les moments de la journée. Elle permet de suivre les informations importantes, notamment pendant la saison cyclonique, lorsque rester à jour devient essentiel. Même lors des coupures d’électricité, un simple poste à piles suffit pour continuer à écouter. Il apprécie également l’énergie des animateurs, leurs blagues, les dédicaces et la musique qui remontent le moral. «Sans la radio, je serais comme Tom sans Jerry», plaisante-t-il, soulignant combien ce média apporte de la couleur à la vie quotidienne.
Kushal Awatarsing
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