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Sommet États-Unis–Afrique 2026
Les acteurs publics et privés se mettent en ordre de bataille
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Sommet États-Unis–Afrique 2026
Les acteurs publics et privés se mettent en ordre de bataille
■ De gauche à droitre, le chargé d’affaires américain Craig Halbmaier, la PDG du «Corporate Council on Africa», Florie Lizer, et le ministre de l’Industrie, des PME et des Coopératives, Aadil Ameer Meea, à Floréal, le 6 mai.
L’Ambassade des États-Unis a organisé, mercredi 6 mai à Floréal, une table ronde préparatoire au Sommet économique États-Unis–Afrique, prévu à Maurice du 26 au 29 juillet. Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels et économiques, dont le chargé d’affaires américain Craig Halbmaier, la présidentedirectr ice générale du Corporate Council on Africa, Florie Lizer, ainsi que le ministre de l’Industrie, des PME et des Coopératives, Aadil Ameer Meea.
Les échanges ont porté sur les objectifs stratégiques de ce sommet, qui s’inscrit dans un contexte de renforcement des relations économiques entre les États-Unis et le continent africain. Il s’agira, selon les organisateurs, de consolider les flux commerciaux et les investissements, tout en encourageant des partenariats durables entre acteurs publics et privés des deux rives.
Des marchés porteurs
Dans cette dynamique, Florie Lizer a rappelé son engagement de longue date en faveur du développement des relations économiques entre les États-Unis et l’Afrique. Forte de plus de trente ans d’expérience, elle a mis en avant le potentiel du continent africain, considéré comme l’un des derniers grands marchés émergents. Les secteurs de l’énergie, de la santé, du numérique, de la finance, des infrastructures et de l’agro-industrie figurent parmi les plus porteurs.
Elle a également souligné l’évolution du sommet, devenu un rendez-vous annuel depuis 2018 et organisé alternativement aux États-Unis et dans des pays africains (Maroc, Botswana, Angola). Elle a rappelé les raisons évidentes du choix de Maurice : la transformation économique et le positionnement comme plateforme d’investissement vers l’Afrique de l’Est et australe.
L’événement devrait réunir entre 2 500 et 3 000 participants, dont des chefs d’État et de gouvernement africains, des ministres, ainsi que des représentants d’institutions financières internationales et de grandes entreprises. L’édition précédente, organisée en Angola, aurait permis de générer plus de 4,2 milliards de dollars de transactions.
Dans cette perspective, le sommet est présenté comme un cadre de concrétisation économique. Un mécanisme de suivi sera instauré à l’issue de l’événement afin d’accompagner la mise en œuvre des accords conclus, avec l’appui des équipes diplomatiques et économiques, notamment celles de l’ambassade américaine à Maurice.
Les discussions ont également mis en avant le rôle stratégique de Maurice en tant que hub régional, notamment dans le développement portuaire, la transition énergétique et les infrastructures, tout en soulignant les défis de financement dans un contexte de contraintes budgétaires.
Pour y répondre, plusieurs pistes ont été évoquées, dont le recours au financement mixte ainsi que la mobilisation d’institutions financières africaines et internationales. La Banque africaine de développement et la Trade and Development Bank ont été citées comme partenaires essentiels pour soutenir les investissements et accompagner le développement des infrastructures sur le continent.
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