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Meurtre d’Andy Selmour à Melrose
Le présumé meurtrier et ses complices examinés
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Meurtre d’Andy Selmour à Melrose
Le présumé meurtrier et ses complices examinés
Le présumé meurtrier d’Andy Selmour, ainsi que ses quatre complices impliqués dans le violent passage à tabac survenu à la prison de haute sécurité de Melrose, ont été examinés mercredi par le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Cette étape s’inscrit dans le cadre de l’enquête toujours en cours sur ce drame.
Andy Selmour, âgé de 33 ans, purgeait une peine d’environ trois ans pour un cas de vol à main armée remontant à quelques années et devait initialement sortir en 2027. C’est dans la nuit du mardi 9 décembre que le jeune homme est décédé, après avoir été violemment agressé à l’intérieur de l’établissement.
Selon des sources proches de l’enquête, les suspects ont reconnu qu’une altercation avait éclaté en raison de la drogue et de l’argent, avant de dégénérer en violence mortelle. Depuis le meurtre, les cinq individus impliqués ont été transférés dans différents établissements : deux à la prison de La Bastille, deux à la prison centrale de Beau-Bassin, et le cinquième à la prison de GRNW.
L’autopsie, pratiquée quelques jours plus tard par le médecin légiste Sudesh Kumar Gungadin, a confirmé qu’Andy Selmour est décédé d’une «fracture du crâne avec hémorragies intracrâniennes». Le rapport fait également état de «plusieurs ecchymoses sur les deux avant-bras», suggérant que la victime a tenté de se protéger lors de l’attaque. L’examen avait été initialement reporté à la demande de sa mère, Annick Selmour, alors à l’étranger, afin qu’elle puisse y assister.
Les investigations avaient permis de retrouver deux bâtons et plusieurs téléphones dans les cellules, pièces à conviction présumées avoir été utilisées pour frapper la victime. Les images de vidéosurveillance montrent qu’Andy Selmour a été pris à partie mardi après-midi, frappé à la tête à plusieurs reprises, encerclé par plusieurs détenus et contraint à avaler un fil imbibé de drogue. Certaines séquences révèlent même que des prisonniers tentaient de masquer leurs actes aux caméras.
Parallèlement, l’administration pénitentiaire avait ouvert une enquête interne, suspendu deux officiers supérieurs et avait procédé au transfert des cinq détenus, placés sous régime disciplinaire strict. Des gardes-chiourmes avaient également été entendus dans le cadre de cette enquête.
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