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Andy Burnham face à Donald Trump

Le premier test diplomatique attend le nouveau leader travailliste

20 juillet 2026, 12:30

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Le premier test diplomatique attend le nouveau leader travailliste

Andy Burnham prend officiellement la tête du parti travailliste britannique ce lundi 20 juillet, succédant à Keir Starmer au poste de Premier ministre. Mais avant même son entrée en fonction, une question domine déjà les discussions politiques au Royaume-Uni : comment vont s'entendre Burnham et Donald Trump ?

Le président américain n'a pas attendu la prise de poste officielle pour placer une pique. Interrogé par une journaliste britannique sur les moyens dont disposerait Burnham pour améliorer les relations avec Washington, Trump a admis ne connaître de lui que peu de choses, le résumant simplement à son passé de maire d'une ville et à son étiquette de figure très à gauche politiquement.

L'ancien maire du Grand Manchester, 56 ans et l'une des personnalités politiques les plus appréciées du pays, n'a guère goûté cette pique visant sa ville. Dans un entretien accordé le 15 juillet à la chaîne YouTube de Goalhanger, il a promis de se montrer «très direct» avec le président américain, tout en excluant une rupture des relations avec les États-Unis. Burnham entend surtout se recentrer sur les priorités intérieures, avec un programme de réformes axé notamment sur la décentralisation.

La mise en garde de Starmer

Keir Starmer, de son côté, a tenu à alerter son successeur. Dans un entretien à la BBC, il a insisté sur le fait que politique étrangère et enjeux intérieurs sont aujourd'hui indissociables. Le dossier le plus sensible pourrait bien être celui du pétrole en mer du Nord, le Royaume-Uni refusant d'augmenter ses extractions – un point sur lequel l'administration Trump entend faire pression. Washington a même averti qu'attribuer un poste clé, comme les Finances ou les Affaires étrangères, à Ed Miliband – proche allié de Burnham et farouche opposant aux forages en mer du Nord – serait considéré comme une erreur.

La composition du futur gouvernement Burnham sera donc scrutée de près : elle constituera un premier signal fort envoyé à la Maison-Blanche, susceptible d'orienter la suite des relations entre les deux pays.

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