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Dimanche des Rameaux
Le patriarche latin de Jérusalem empêché de célébrer la messe par la police israélienne
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Dimanche des Rameaux
Le patriarche latin de Jérusalem empêché de célébrer la messe par la police israélienne
Le cardinal Pierbattista Pizzaballa lors de la messe de minuit de Noël à l'église de la Nativité dans la ville biblique de Bethléem, en Cisjordanie occupée, le 25 décembre 2023.
La police israélienne a empêché le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, et le père de l'église du Saint-Sépulcre d'entrer dans le lieu saint pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux. Cela «pour la première fois depuis des siècles», selon le Patriarcat latin, provoquant un nouvel épisode de tensions dans la ville sainte, déjà marquée par un contexte sécuritaire sensible.
Selon les informations rapportées, les forces de l’ordre ont restreint l’accès à la zone concernée, invoquant des raisons de sécurité. Cette décision a suscité incompréhension et indignation du côté des responsables religieux, qui dénoncent une entrave à la liberté de culte. Le patriarche latin, plus haute autorité catholique en Terre sainte, a exprimé sa frustration face à cette situation. «Nous sommes ici pour prier et soutenir les fidèles», a-t-il déclaré, soulignant que sa démarche était strictement religieuse et pacifique. Il a également insisté sur la nécessité de garantir l’accès aux lieux saints pour tous.
Des témoins présents sur place ont évoqué une atmosphère tendue, avec un important dispositif policier déployé pour contrôler les déplacements dans le secteur. Certains fidèles ont également été empêchés d’accéder au site, renforçant le sentiment de frustration parmi la communauté chrétienne. Cet incident intervient dans un climat déjà fragile à Jérusalem et dans les territoires palestiniens, où les restrictions de circulation et les mesures de sécurité sont régulièrement dénoncées par des organisations religieuses et internationales.
Le patriarche latin a appelé au respect du statu quo dans les lieux saints ainsi qu’à la liberté de culte, rappelant que ces principes sont essentiels pour préserver la coexistence entre les différentes communautés religieuses de la région. De leur côté, les autorités israéliennes n’ont pas immédiatement réagi en détail, mais maintiennent que leurs décisions visent à garantir l’ordre public et la sécurité.
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