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Journée mondiale des personnes sans abri

Le ministre Subron rencontre l’ONG Passerelle

16 octobre 2025, 11:30

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Le ministre Subron rencontre l’ONG Passerelle

■ Ashok Subron et Kugan Parapen ont rencontré les membres de l’ONG Passerelle le 9 octobre.

Le ministre de l’Intégration sociale, de la sécurité sociale et de la solidarité nationale, Ashok Subron, a rencontré les membres de Passerelle – une organisation non gouvernementale (ONG) engagée pour la cause des femmes sans abri – le 9 octobre au Renganaden Seeneevassen Building, à Port-Louis. Parmi les bénéficiaires, certaines ont vécu – ou vivent encore – la dure réalité de ne pas avoir de toit.

Le junior minister à l’Intégration sociale, Kugan Parapen, a rappelé que le 10 octobre marque la Journée mondiale des personnes sans abri. «La semaine dernière, le ministère avait organisé une rencontre avec plusieurs associations financées par la National Social Inclusion Foundation, au cours de laquelle la situation des personnes sans abri a été abordée, notamment à la lumière d’un rapport de la police faisant état d’une hausse conséquente du nombre de sans-abri à Maurice, particulièrement dans la région de Port-Louis.» Il a souligné avoir eu des échanges en ce sens avec quatre ONG, notamment Passerelle, Hands of Mercy, Professional First Aiders et Dis-Moi.

Derrière les chiffres partagés, le junior minister a souligné qu’il y a avant tout des histoires humaines: «Pour chaque personne, c’est une histoire différente.» Cependant, au sujet des chiffres officiels fournis par la police, il a clarifié : «Nous sommes un peu loin de la vérité. Le nombre de sans-abri à Maurice n’est pas de 151, comme indiqué dans le rapport. Ce chiffre est en réalité plusieurs fois plus élevé.» Il a justifié cet écart par le fait que, selon les témoignages recueillis, les femmes dans la rue ne fréquentent pas forcément les mêmes lieux que les hommes.

Ashok Subron a quant à lui rassuré les femmes présentes : «La République de Maurice ne laissera aucun citoyen tomber et aucun enfant né sur notre terre ne sera privé de son droit fondamental au logement.» Il a souligné la nécessité d’intégrer les personnes sans abri dans le système du Social Register afin que l’État puisse mettre en place des aides et explorer la possibilité de les inclure sur la liste des bénéficiaires de la National Empowerment Foundation. Il a également mentionné que, pour la plupart de ces personnes, le problème n’est pas lié à l’emploi, mais uniquement au logement. Le ministre a aussi rappelé l’importance de traiter la question de la violence domestique ainsi que les problèmes structurels, notamment les dispositions pour les jeunes orphelins de plus de 18 ans.

Un autre problème majeur souligné par le ministre est que beaucoup de personnes qui se retrouvent dans la rue ne possèdent pas de carte d’identité, un document essentiel pour toutes les démarches administratives : «Tous les services de l’État dépendent d’un document pouvant prouver l’existence juridique d’une personne et ce document est la carte d’identité.» Il a mis en lumière le mur auquel se heurtent ces personnes : «Or, pour pouvoir obtenir une carte d’identité, il faut une adresse.» Parmi les solutions envisagées figurent une adresse temporaire, une boîte postale ou toute autre adresse acceptée par les autorités pour permettre aux sans-abri d’obtenir ce document essentiel.

Du côté des membres de Passerelle, un témoignage a particulièrement marqué les cœurs : «J’ai eu une vie très difficile et j’ai vécu dans la rue. J’étais battue par mon mari. Sans domicile, j’ai vécu dans des maisons abandonnées avec mes enfants, puis, dans des centres. Avant l’association, je n’avais personne pour m’aider.»

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