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Production d’électricité
Le gaz naturel liquéfié envisagé comme atout majeur
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Production d’électricité
Le gaz naturel liquéfié envisagé comme atout majeur
■ La station du CEB à Nicolay comprend trois turbines à gaz. La production d’électricité au GNL, envisagée avec l’expertise indienne, serait coûteuse et prendrait environ deux ans pour se matérialiser.
Face au vieillissement du parc énergétique national et l’absence de modernisation des centrales du Central Electricity Board (CEB) depuis plus d’une décennie, la question de la sécurité énergétique s’est imposée comme une priorité. Les pannes récurrentes de certaines machines, tant du côté du CEB que des producteurs indépendants, ont poussé les autorités à envisager plusieurs pistes pour renforcer la production d’électricité et éviter le délestage durant la période de pointe de 18 heures à 21 heures.
Ne pouvant attendre deux ans et demi à trois ans pour construire une centrale conventionnelle capable de répondre à la demande en électricité, les autorités avaient envisagé le recours à une barge flottante (powership), équipée de turbines pouvant produire entre 90 et 110 mégawatts et alimentée au fuel oil. Cette solution, pensée comme mesure temporaire, n’est toutefois plus d’actualité. Le gouvernement se tourne vers le gaz naturel liquéfié (GNL), jugé fiable et mieux adapté aux besoins énergétiques du pays.
C’est ce qu’a fait comprendre le Premier ministre par intérim, Paul Bérenger, lors d’une conférence de presse tenue le 15 octobre en abordant la situation énergétique du pays. «Il y a six ou sept mois, en plein Conseil des ministres, j’avais déjà dit qu’il était trop tard. Installer du renouvelable prend deux à trois ans», a-t-il déclaré, soulignant que, malgré son soutien aux énergies propres, le renouvelable n’est pas soutenable.
Selon lui, Maurice a besoin d’une production de base (baseload) capable d’assurer une fourniture continue 24/7. Il a évoqué la piste du GNL comme solution d’avenir, en dépit de son coût élevé : «Le salut de Maurice, c’est le GNL, mais cela coûte une fortune. Il faut des milliards et il nous faut un coup de main.» Il a ainsi précisé que des discussions avec le Qatar, source de GNL, sont «intenses» ces derniers jours, tout en reconnaissant que le projet pourrait prendre deux à trois ans pour se concrétiser.
Abordant l’idée de la barge électrique flottante, il a ajouté : «J’étais en faveur de cette solution, mais même cela nécessite des infrastructures pour connecter la barge au réseau national.» Paul Bérenger a indiqué que, finalement, malgré l’enquête et les appels d’offres lancés, cette option est devenue caduque. «Il faut l’oublier. (…) Il est inévitable qu’on passe par une période difficile», a-t-il poursuivi.
Déplorant l’inaction de l’ancien gouvernement durant les dix dernières années, il a salué la coopération des différents acteurs face à la crise énergétique actuelle. «Heureusement qu’il y a la bonne volonté de tout le monde. Les hôtels ont accepté de faire tourner leurs générateurs à leurs frais et les citoyens font des efforts pour économiser l’électricité.» Pour Paul Bérenger, malgré tous les efforts, il est trop tard. «Il y a toutes les chances que la situation soit difficile à la fin de l’année ou juste après», souligne-t-il.
De son côté, le ministre de l’Énergie, Patrick Assirvaden, avait indiqué, le 8 octobre, lors d’une visite à Tamarin Falls, où doit être implantée une ferme solaire flottante d’une capacité de 17,5 mégawatts, que la production d’électricité à partir de GNL est envisagée avec l’expertise indienne. Des cadres de l’Indian Oil Corporation Ltd sont arrivés à Maurice le 13 octobre pour discuter du projet GNL.
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